11 septembre 2001, le jour où le monde a basculé

Une fois n’est pas coutume, je vous présente un roman graphique : “11 septembre 2001, le jour où le monde a basculé” de Baptiste Bouthier (Scénario) et Héloise Chochois (Dessin) aux éditions Dargaud et Topo.

L’histoire

2001-2021. 20 ans après les événements du World Trade Center, ce livre retrace l’histoire des attentats du 11 septembre 2001 à nos jours avec les conséquences que cela a eu sur le monde.

On suit Juliette qui avait 13 ans lors des attentats de New-york. La jeune fille apprend la nouvelle en sortant du collège…C’est l’incompréhension.  Le premier avion vient de percuter la première tour, la deuxième tombera en direct.

Elle raconte les évènements avec sa vision d’adolescente de l’époque. Les attentats, la stupeur du monde et l’escalade de la violence en réponse à ces attaques meurtrières.

Mon avis

J’étais un peu plus vieille que le personnage de l’histoire mais on retrouve bien la stupeur, l’incompréhension que le monde entier a ressenti à ce moment là. 

Le dessin est juste, les sentiments ressentis aussi. Quelque part heureusement qu’il n’y avait pas les réseaux sociaux actuels car entre l’affolement et les Fake news, cela aurait ajouté à l’horreur.

L’histoire ne s’arrête pas au 11 septembre 2001, elle raconte aussi ses conséquences et pas uniquement du point vu des Etats-Unis mais aussi du reste du monde excepté le monde arabe. 

On a intégré dans notre vie de tous les jours que le terrorisme est partout. Vigipirate qui devait être exceptionnel est maintenant usuel. Cet évènement a marqué nos vies comme tous les attentats suivants. 

La conclusion de ce livre est que la réponse américaine est restée inefficace puisque le terrorisme n’a pu être arrêté. La situation en Afghanistan découle directement de la politique américaine internationale.

C’est un roman graphique qui a toute se place dans un CDI même de collège. Il sera certes un peu trop dur pour des 6e et des 5e mais pour les plus grands, il explique facilement et avec émotion ce pan de l’histoire.

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Petites bibliothèques revisitées

Avec un peu de retard, voici une réalisation faite lors du “confinement” du mois de mars : 2 petites bibliothèques revisitées.

J’étais à la recherche de petites bibliothèques faible profondeur pour mettre dans une montée d’escaliers. La contrainte était de ne pas dépasser les 17 cm de large. Les seules que j’avais trouvées chez Le**y Merl*n étaient relativement chères. J’ai trouvé ces 2 étagères sur le Bon coin mesurant 15 cm de profondeur, idéales pour des livres de poche ou des mangas. Sauf que la couleur noire allait assombrir le couloir pour lequel étaient destinées ces étagères. J’ai décidé de les faire sur le mode “décoration nordique”.

Matériel

J’ai eu une contrainte particulière : avec le confinement, toutes les fournitures n’étaient pas accessibles dans les magasins car cela n’était pas de “Première nécessité”.

  • bibliothèque
  • Peinture. J’ai utilisé de la peinture qu’il me restait à la maison. La peinture bleu claire, j’en avais en bonne quantité mais la bombe de turquoise ayant servi pour colorer des chardons ne permettait pas de faire plus d’une bande en 2 couches
  • papier  Décopatch
  • colle décopatch

Réalisation

1/ J’ai d’abord démonté les étagères pour n’avoir que les fonds à peindre ou customiser.

2/ J’ai peint un fond sur deux soit avec la peinture au pinceau, soit avec la peinture en bombe

3/ Pour les fonds à motifs, j’en suis moyennement satisfaite. Effectivement, impossible d’acheter de la tapisserie car ce n’était pas un bien de “Première nécessité”. j’ai donc du improviser avec le papier Décopatch qu’il me restait.

La pose est facile. Il suffit de découper le papier, d’appliquer la colle sur le fond puis d’y poser le papier en veillant à ne pas faire de plis ou de bulle. La difficulté est d’arriver à faire des raccords discrets.

4/ Une fois les fonds customisés, il a suffit de remonter les étagères.

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J’ai 14 ans et ce n’est pas une bonne nouvelle

Voici une lecture bouleversante : J’ai 14 ans et ce n’est pas une bonne nouvelle de Jo Witek. C’est un autre lauréat du Prix Babelio jeunesse 2021

L’histoire

L’école est finie, Efi, 14 ans, rentre insouciante dans son village pour rejoindre sa famille et ses amies. Mais l’accueil n’est pas vraiment celui espéré.

Elle est une fille, et elle vient d’avoir ses premières règles. Pour sa famille, elle est bonne à marier.

Elle est jeune, belle et instruite. Elle fera leur fierté et leur rapportera de quoi rembourser leurs dettes si elle fait un bon mariage.

Pendant qu’elle était à l’école, ils lui ont choisi un mari. Désormais elle ne peut plus se promener librement dans le village. Afin de s’assurer de sa pureté, tout le village la surveille.

Plus le jour du mariage approche, plus la panique d’Efi monte…

Mon avis

Ce livre est court et percutant. On ne voit pas le temps passer. 

Le texte  à la première personne amplifie l’identification. Sous couvert de respect des traditions et de respect envers la famille, Efi se retrouve à épouser un homme qu’elle n’a pas choisi, qui a le double de son âge en échange d’une scie sauteuse et d’un groupe électrogène. Elle est échangée comme un objet, un animal.

L’école est loin d’être considérée comme un moyen d’émancipation. Finis les rêves de devenir ingénieur. L’école sert juste à lui donner plus de valeur. Une femme instruite c’est prestigieux. Mais une fois mariée, la lecture lui sera interdite car susceptible de la pervertir. 

D’une enfance insouciante, indépendante, elle passe sans transition au statut de femme soumise et obéissante à son mari.

Dans son malheur, notre héroïne a la chance d’avoir le soutien de sa famille et d’avoir le nom d’une organisation qui aide les mineurs à fuir les mariages forcés.

A mettre dans tous les bons CDI !

 

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Les chroniques de l’érable et du cerisier T1 : Le masque de No

Une autre de mes lectures estivales : Les chroniques de l’érable et du Cerisier T1 : Le masque de No de Camille Monceaux. Si vous aviez aimé le Clan des Otori alors ce livre est pour vous.

L’histoire

Un mystérieux samouraï vit reclus avec Oba sa domestique dans une modeste maison dans la montagne, loin du village.

Il recueille un jour, un bébé abandonné  dans une coque de biwa devant chez lui,  avec pour tout bien une chaîne en or munie d’un médaillon en forme de feuille d’érable. . Il l’appelle Ichîro et il décide de lui apprendre la voie du Sabre.

Il ne descend jamais au village laissant Oba se charger des courses et de ramener de l’argent à la maison. 

Mais Oba meurt laissant le vieux Samouraï seul avec Ichirô. Le passé du Samourai le rattrape et Ichirô se retrouve à nouveau, orphelin, seul au monde.

Il décide de venger son mentor et se rend dans la ville d’Edo. Mais la vie à la ville est rude pour un orphelin des montagnes.

Mon avis

On se laisse facilement emporter par l’histoire. Même si j’avoue que les premiers chapitres contemplatifs sont un peu longs Ichirô s’entraine, Ichirô étudie, Ichirô jardine ….On suit bien leur vie de reclus au fil des saisons. Le maître reste mystérieux jusqu’au bout. Mais à partir de son décès et le désir de vengeance d’Ichirô, l’histoire s’accélère. 

On découvre la dure vie d’un orphelin dans une ville japonaise inconnue au 17e siècle.

Sa rencontre avec le poète Daichi nous permet de découvrir le monde du théâtre japonais et des dames de compagnie.

Alors même si la vie d’Ichirô est difficile, il trouve assez facilement des gens pour l’aider. Il est volontaire et fier. Il cherche à suivre autant que possible la Voie du Samouraï. Mais difficile d’en devenir un quand on est un orphelin sans famille.

Le livre évite de justesse le côté “Rémi sans famille” : Ichirô ne se plaint jamais (contrairement à Rémi) et on ne s’attend nullement à une fin heureuse.

A noter que le tome 2 sort le 26n août 2021.

A mettre dans tous les bons CDI !

 

 

 

 

 

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Blanc autour

Voici une bande dessinée de Wilfried Lupano qui pour une fois laisse les Vieux Fourneaux et le Loup en slip de côté : Blanc autour.

L’histoire 

Blanc autour raconte l’histoire vraie de Prudence Crandall qui a ouvert la première école pour filles noires à Canterbury dans le Massachusetts. 

1832. Prudence est une jeune femme seule qui gère une école pour jeunes filles dans un état du Sud des Etats-Unis. Elle reçoit un jour Sarah sa première élève noire. C’est un scandale pour la petite communauté de cette petite ville du Sud qui n’a toujours pas bien intégré l’abolition.

Prudence persiste et décide d’ouvrir une école avec internat pour jeunes filles afro-américaines. Son père la soutient dans cette aventure, notamment en assurant le ravitaillement de l’école.

Mais une femme blanche de surcroit devrait être mariée et s’occuper de son foyer, pas gérer une école de jeunes filles noires. Pour les habitants c’est de la provocation. 

Malgré les tentatives d’intimidations, Prudence ne se décourage pas et accueille de plus en plus de jeunes filles.

Jusqu’au jour du drame…..

Mon avis

J’ai beaucoup aimé le dessin et les couleurs de cette bande dessinée. Les couleurs adoucissent les propos. On s’attache aux élèves de Prudence. On s’indigne des réactions des habitants de Canterbury et de leurs tentatives d’intimidation. 

Leur violence tranche avec le progressisme de Prudence.

Prudence a du abandonner l’école et a fini par rejoindre le rang des femmes respectables, c’est à dire les femmes mariées, sans pour autant vivre une vie heureuse.

Wilfried Lupano, une fois encore, aborde des sujets de société tout en délicatesse.

Je ne pense pas qu’un collégien accroche mais un lycée pourquoi pas. 

 

 

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Une dangereuse alliance

Lecture qui devrait plaire aux amateurs de Jane Austin et des Chroniques de Bridgerton : Une dangereuse alliance de Jennieke Cohen aux éditions PKJ.

L’histoire

1817, Angleterre. Lady Victoria Aston est une grande amatrice des livres de Jane Austen. Elle a 16 ans et vit une vie heureuse dans le domaine familial. Elle n’est pas pressée de faire son entrée dans le monde.

Mais un drame familial accélère les choses. Sa soeur aînée, Althéa fuit son mari violent. Afin que le domaine reste dans la famille, Vicky doit se marier rapidement. Et elle ne manque pas de prétendants ! M. Silby, maladroit et ennuyeux, M. Carmichael, un riche homme d’affaire et Nicolas, son ami d’enfance, nouveau Comte de Halworth désargenté.

Mais la vie ne déroule pas forcément comme dans les livres de Jane Austen.

 

 

Mon avis

Une bonne surprise. L’histoire se réfère souvent à Orgueil et préjugés sans jamais le parodier. Il y a de la romance, mais elle ne prend pas toute la place. Les intrigues se tiennent. L’auteure aborde une question historique intéressante : la séparation et le divorce dans l’aristocratie anglaise au 19e siècle. 

Les personnages sont attachants (ou détestables dans le cas de l’affreux mari violent). 

Vicky est volontaire et a des envies d’indépendance. Elle rêve d’un mariage d’amour avec un homme qui la considérerait comme son égale. Ce qui n’est pas vraiment dans l’air du temps où une lady se doit être douce et ne pas ‘immiscer dans la gestion d’un domaine.

Les intrigues ne sont pas très complexes même si il est vrai qu’apparemment la vie d’une jeune fille à marier n’est pas de tout repos : de nombreux bals où chaque jeune fille se jauge afin d’avoir le meilleur prétendant, des promenades en calèche qui se terminent en accident, des enlèvements, un beau frère barjot….Bref la vie de Vicky s’anime énormément.

Chose étonnante : à la lecture, on n’a pas l’impression de lire du Young adulte. Le ton n’est pas enfantin du tout malgré la romance.

Un livre à lire à partir de la 5e sans soucis.

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Customisation de pots de fleurs

Les boutures que j’avais faites pour le CDI étaient un peu à l’étroit dans leur mini pots. Mais je ne voulais pas de pots de fleurs en plastique. J’ai donc customisé des pots de fleurs en terre. C’est facile à faire et cela fait une déco originale.

Matériel

  • pot fleur en terre
  • peinture en bombe
  • scotch de marquage
  • peinture acrylique
  • pinceau
  • pochoirs

Réalisation

  • Enlever les étiquettes des pots de fleurs
  • Bien les essuyer pour enlever la poussière
  • Placer le scotch de marquage selon le motif voulu
  • Peindre à la bombe la 1e couleur. Il est préférable de mettre 2 couches car la terre cuite absorbe un peu la peinture.
  • Enlever le scotch de marquage et le replacer pour protéger les zones déjà peintes. Pour les rebords, il est préférable de retourner les pots.
  • Peindre à la bombe avec la 2e couleur. Toujours 2 couches.
  • Quand la peinture est bien sèche, installer les pochoir et appliquer la peinture au pinceau.
  • Laisser sécher.

Voilà les pots sont prêts. Ceux-ci accueilleront les plantes du CDI d’où le choix des mots peints.

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Le syndrome du spaghetti

Nouvelle lecture : Le syndrome du spaghetti de Marie Vareille aux éditions Pocket junior. Il a gagné le Grand prix Babelio jeune adulte en 2021 et existe en versio audio.

L’histoire

Léa, 16 ans, rêve d’un grand avenir sur les terrains de basket. Avec son père qui la coache et son meilleur ami Nicolas, ils ont un grand projet : le Map. Léa et Nicolas joueront dans les plus grandes équipes des USA.  Elle vit, respire et dort basket. Elle ira à l’INSEP à la rentrée.

À 17 ans, Anthony, obligé de faire face à l’absence de son père et aux gardes à vue de son frère, ne rêve plus depuis longtemps.

Mais la mort brutale du père de Léa à cause du syndrome de Marfan brise se rêve et change à jamais la vie de Léa.

Comment vivre une vie d’adolescente normale après le deuil d’un parent aimé et adulé ? Comment accepter d’abandonner ses rêves de basket à cause d’une maladie héréditaire ?

Sa rencontre avec Anthony lui permettra de surmonter ce deuil et de faire ses premiers pas dans la vie d’adulte.

 

Mon avis

Ce roman réaliste met en avant une maladie héréditaire : le syndrome de Marfan. C’est une maladie génétique rare. Il est caractérisé par l’atteinte d’un ou plusieurs organes et peut notamment provoquer des troubles squelettiques (grande taille, scoliose), ophtalmologiques, cardiaques. 

L’histoire est inspirée de la vie réelle de l’auteur. Le ton est juste et on s’attache à ces personnages.

On assiste au prévisible croisement de deux personnages qui viennent de deux milieux différents. Mais c’est justement ces différences qui leur donnent la force de se battre.

Léa est forte et doit s’imposer dans un sport collectif ou la mixité n’est pas vraiment reconnu. Elle est plus forte que certains garçons et cela est plutôt mal vu. Son père la protégeait et sa mort a plongé la jeune fille dans un profond désarroi. L’annonce de sa maladie encore plus. La psychologie des personnages est juste et touchante.

Enfin, ce livre juste sur l’adolescence et le deuil a toute sa place sur les étagères des CDI.

 

 

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L’odeur de la pluie

Titre tout indiqué vu la météo par très estivale de cet été : L’odeur de la pluie de Gwendoline Vervel  chez l’éditeur Scrinéo.

L’histoire

Mélodie et Faustine, meilleures amies depuis toujours rentrent au lycée. Tous les ans, dans une boîte cachée, elles écrivent leurs bonnes résolutions. Cette année cela sera “sortir avec les frères Fisch “, les beaux gosses ultra populaires du lycée et perdre leur virginité si possible avec l’un d’eux.

Fred est nouveau dans le lycée. Il est frêle et a été harcelé au collège. Pour lui, le lycée est un nouveau départ car il a un petit secret.

On suit la vie de ces adolescents jusqu’à une soirée qui devait être la soirée de leur vie et qui a virée au cauchemar mettant fin au rêve de passer une année idyllique.

Mon avis

On s’attache facilement aux personnages. Fred intrigue par son secret.

Le thème du transgenre est abordé avec délicatesse. On ressent bien toute la difficulté d’intégration que peut connaitre un adolescent face à cette situation. Le harcèlement, la question de l’identité est bien présent dans ce personnage. 

La question de la popularité ou non est bien présente : Les frères Colin en sont l’exemple même. Sous prétexte d’être ultra populaires, ils se croient tout permis et non aucun respect pour les filles. Elles ne servent qu’à assouvir leurs besoins.

Ce roman est poignant parce que justement les victimes ne se laissent pas faire. L’amitié, la solidarité et la bienveillance l’emportent sur l’intolérance, et l’on découvre qu’il est possible de se lever et de se battre contre l’injustice, même quand on est lycéen.

La première fois, la consommation d’alcool chez les adolescents sont également des thèmes très présents dans ce roman. C’est pour cela qu’à mon avis il n’est pas à laisser dans les mains des plus jeunes collégiens.

Un futur classique des CDI a mettre entre les mains de 4e et 3e uniquement.

 

 

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L’été de tous les possibles

Lecture estivale : L’été de tous les possibles de Jennifer Niven.

L’histoire

Claude vit heureuse dans la petite ville de Mary Grove dans l’Ohio avec ses parents. Elle est à a la fin du lycée et elle est insouciante. Sa plus grosse préoccupation est de savoir quand et avec qui elle va perdre sa virginité. Elle s’apprête à passer un dernier été avec sa meilleure amie, Saz, avant leur séparation pour l’université. Elles ont prévu une virée entre filles.

Mais rien ne va se produire comme espéré. Ses parents lui annoncent leur séparation. Plus de road trip mais un exil avec sa mère sur une île pleine de souvenirs familiaux. Et sur cette île l’accès au téléphone portable et au réseaux sociaux est…. limité

Mon avis

Une chouette romance pas gnangnan avec des ado normaux, des familles dysfonctionnelles et un cadre privilégié.

L’écriture est facile et agréable, on s’identifie parfaitement aux personnages.

Le thème de “la première fois” est abordée de façon réaliste avec toutes les questions que se posent Claudine. Les ados ne sont pas ici pris pour des imbéciles.

A lire sans soucis dès la 4e/3e.

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