After

Quand on voyage, le temps passe plus vite en lisant. En avion, train, bus bateau ou hamac, je lis partout et à peu près tout et n’importe quoi.

Aujourd’hui, cher lecteur, nous allons partager ma lecture fou rire du jour : After d’Anna Todd.

Cette série de romans est dans la veine des Twilight et des 50 nuances de Grey. Il s’agit d’une Fan fiction écrit sur Wattpat. Pour la définir rapidement c’est un Harlequin en 5 tomes (4 pour la version anglo-saxon) mais avec des scènes de sexe explicites L’image de la femme, de l’amour et du couple y est largement déformée. 

Mords moi !

On peut décrire Twilight de la façon suivante.

Tome 1 : « Oh qu’il est beau mon vampire phosphorescent ! « .

Le vampire en question s’introduit en douce dans la chambre de Bella pour la regarder dormir…Sérieusement qui dort avec un glaçon phosphorescent ? Et surtout depuis quand c’est romantique un mec qui s’introduit comme un voleur dans une chambre. Bon ok, dans Buffy contre les vampires, Angel fait la même chose…Mais justement on sent bien l’angoisse de Buffy…Là, Bellà, elle trouve cela normal !

Tome 2 :  » Snif ! mon vampire est parti…oh…un beau loup garou torse nu ! » Bella se console dans les bras du 1e loup-garou qui passe torse nu.

Hep ! oui il est beau mais revenons à nos moutons !

Tome 3 : « Mon vampire est revenu. Il m’a enfin mordu et on a un enfant. Ma fille de 5 ans est le grand amour de mon ex, le loup garou torse nu car…elle l’a touché »  (Petite note aux parents : ne jamais laisser sa fille caresser un chien sauf si vous le voulez comme gendre).

L’écriture est mauvaise, les personnages et l’histoire ne sont pas très travaillés. Bref, je n’ai pas pu aller plus loin que le tome 1. Ce qui est déjà bien plus que l’oeuvre suivante,encore plus mal écrit mais destiné à un public plus âgé : Cinquante nuances de Grey…

50 nuances d’ennui

L’histoire : Anastasia Steele, la vingtaine passée, jeune femme vierge et naïve, croise un beau gosse riche, Christian Grey avec des pratiques sexuelles…particulières. Le gars est tellement sûr de lui et de son charme qu’il lui fait signer un contrat d’exclusivité !

Son charme parlons-en. Il passe son temps à lui offrir des cadeaux chers et à la fliquer. A aucun moment il ne la considère comme une adulte, mais plus comme un objet sexuel de plus à mettre dans sa chambre bizarre.

Méthode de drague du psychopathe…

Vous me direz elle n’est pas très futée non plus. Qui accepterait que son amoureux choisisse son médecin, ce qu’elle doit manger, qui elle doit voir etc…Le Christian, là, il a tout d’un bon psychopathe.

Quand aux scènes dites crues, elles n’ont rien d’affriolantes. Même un Harlequin est plus suggestif ! Je ne vois pas bien où est le romantisme dans cette affaire que vous trouverez fort justement résumé ici. D’ailleurs, je vous invite à lire sa version parodique qui démontre bien l’absurdité de l’oeuvre : 50 nuisances d’Earl Grey.

Et après….

Venons en au thème du jour : After 

L’histoire :Dès son entrée à l’université, Tessa fait la connaissance d’Hardin, un étudiant britannique au charme dévastateur. Avec ses cheveux bouclés et ses tatouages, Hardin est aux antipodes de son amoureux actuel. Tessa ne peut nier son attirance pour lui: quand ils s’embrassent, elle chavire, consumée par le désir. Mais plus elle cherche à se rapprocher de lui, plus l’étudiant rebelle la repousse…, pour mieux la rattraper quand elle se résigne à prendre ses distances. Tessa est troublée par l’attitude condescendante d’Hardin, à la limite de la cruauté. Elle a déjà un compagnon parfait, qui ne souhaite que son bonheur. Pourquoi risquerait-elle de le perdre ? Qu’éprouve-t-elle vraiment pour Hardin: une attirance physique puissante, mais passagère, ou un amour sincère et profond ?

Cela c’est le résumé version éditeur de l’histoire. La mienne serait plutôt la suivante : 

Theresa/Tessa/Tessie, fan du look mémère entre à la fac. Elle est en « couple » avec son ami d’enfance, Noah. J’ai mis des guillemets car c’est un couple type élève de 6e, je te fais des bisous sur la bouche et c’est tout. Elle est vierge (et pas du signe astrologique hein !).  Alors évidemment quand elle rencontre à une soirée étudiante, le bad boy du coin, accessoirement fils du président de la fac qui lui fait du rentre dedans elle perd la tête (Attention spoil): 

1/ Le mec l’emmène en balade au bord de la rivière et hop elle perd sa petite culotte !

2/ Du coup, elle a un peu vite oublié son cher Noah et devient fétichiste des T-shirts noirs plus ou moins propres d’Hardin

3/ Comme dans 50 nuances de machin, le gars lui dégote un stage et il emménagent ensemble 3 semaines après leur 1e rencontre.

4/ Tess a quasiment sa chambre chez les parents de son nouveau mec qui trouve ça normal de la voir débarquer tous les 4 matins.

5/ Hardin prend l’avion pour l’Angleterre comme on prend sa voiture pour aller faire ses courses 

6/ Tess a un look de fille bien coincée, découvre sa marque fringue préféré. A la longue c’est saoûlant.

7/ Il lui fait des crises de jalousies à longueur de temps et …ils passent leur temps à s’engueuler.

8/ Ils consomment en 6 mois une quantité d’alcool assez considérable au point que je me suis demandé si le père alcoolique de Tessa n’était pas le plus sobre !

Bref je vais arrêter là sur l’histoire. Ce qui m’a vraiment gênée, c’est la temporalité. Entre le tome 1 et le tome 2 on s’attend à ce qu’il se soit presque passé 1 an et non ! Sur les 5 tomes, il ne se passe réellement que 6 mois ! Exception faite dans le tome 5 où les 30 dernières pages sont de gros gros sauts temporels : 5 ans plus tard, 10 ans plus tard etc… 5 tomes c’est long pour mettre en place des personnages. Cette fin m’a fait un peu penser à la fin d’Harry Potter. Un sentiment de truc bâclé.

Je comprends qu’un Harlequin un peu plus chaud que le roman sentimental habituel attire. Ce n’est pas si mal écrit que ça. L’alternance de narrateur est une bonne idée même si pour moi Tessa reste nunuche. Il y a un petit côté conte de fées noir. Il faut que cela finisse bien malgré les malheurs d nos héros. Même dans la pire situation, Tessa a une bonne étoile. A ce stade là moi, je sais pas qu’elle joue au loto !

Et après le film ?

Je n’ai pas vu le film et je n’en ai pas envie. Je ne vois pas bien comment rendre cette histoire gnagnan dynamique et intéressante à l’écran. J’ai même l’impression qu’ils ont du légèrement modifier l’histoire pour avoir un scénario valable.

Je vous laisse juger de cette affaire !

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Nous n’étions seulement des enfants

Il m’arrive rarement d’écrire sur un livre. Il m’arrive rarement aussi de lire des récits. Et celui-là ne m’a pas déçu. Nous n’étions seulement des enfants de Rachel Jedinak est paru aux éditions Fayard en septembre 2018.

J’ai reçu ce livre dans le Swap sur le centenaire de la 1e Guerre mondiale. Il est certes  hors période mais cela n’a pas d’importance.

Il se lit facilement. Il donne pas une image noire de l’enfance de la petite Rachel. Malgré la gravité du sujet, elle met en avant des valeurs telle que l’amour, la famille et l’espoir. Ce livre est un formidable exercice de mémoire. A mettre entre les mains de nos élèves de collège ou lycée les yeux fermés.

L’histoire

Juin 1939. La petite Rachel Psankiewitz vit à Paris, rue Duris. Elle vit heureuse avec ses parents et sa sœur dans un modeste appartement. Ses parents, juif polonais réfugiés en France sont aimants. Son enfance est douce et pleine des rires et des chants après les repas familiaux. Mais la guerre rattrape cette petite fille qui, sans vous dévoiler toute son histoire, y perd une partie de sa famille et sa candeur.

L’auteur

Rachel Jedinak est une des rares rescapées de  la rafle du Vel’ d’hiv’ le 16 juillet 1942. Elle est la présidente du comité Tlemcem qui réhabilite la mémoire des enfants disparus au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Elle a cœur de faire vivre la mémoire de tous ces enfants disparus à cette époque. Elle intervient souvent dans les établissement scolaires et c’est notamment grâce à elle que de nombreuses plaques du souvenir ont été mis dans les écoles, les collège et lycée de la région parisienne.

La voici en interview

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