11 septembre 2001, le jour où le monde a basculé

Une fois n’est pas coutume, je vous présente un roman graphique : “11 septembre 2001, le jour où le monde a basculé” de Baptiste Bouthier (Scénario) et Héloise Chochois (Dessin) aux éditions Dargaud et Topo.

L’histoire

2001-2021. 20 ans après les événements du World Trade Center, ce livre retrace l’histoire des attentats du 11 septembre 2001 à nos jours avec les conséquences que cela a eu sur le monde.

On suit Juliette qui avait 13 ans lors des attentats de New-york. La jeune fille apprend la nouvelle en sortant du collège…C’est l’incompréhension.  Le premier avion vient de percuter la première tour, la deuxième tombera en direct.

Elle raconte les évènements avec sa vision d’adolescente de l’époque. Les attentats, la stupeur du monde et l’escalade de la violence en réponse à ces attaques meurtrières.

Mon avis

J’étais un peu plus vieille que le personnage de l’histoire mais on retrouve bien la stupeur, l’incompréhension que le monde entier a ressenti à ce moment là. 

Le dessin est juste, les sentiments ressentis aussi. Quelque part heureusement qu’il n’y avait pas les réseaux sociaux actuels car entre l’affolement et les Fake news, cela aurait ajouté à l’horreur.

L’histoire ne s’arrête pas au 11 septembre 2001, elle raconte aussi ses conséquences et pas uniquement du point vu des Etats-Unis mais aussi du reste du monde excepté le monde arabe. 

On a intégré dans notre vie de tous les jours que le terrorisme est partout. Vigipirate qui devait être exceptionnel est maintenant usuel. Cet évènement a marqué nos vies comme tous les attentats suivants. 

La conclusion de ce livre est que la réponse américaine est restée inefficace puisque le terrorisme n’a pu être arrêté. La situation en Afghanistan découle directement de la politique américaine internationale.

C’est un roman graphique qui a toute se place dans un CDI même de collège. Il sera certes un peu trop dur pour des 6e et des 5e mais pour les plus grands, il explique facilement et avec émotion ce pan de l’histoire.

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J’ai 14 ans et ce n’est pas une bonne nouvelle

Voici une lecture bouleversante : J’ai 14 ans et ce n’est pas une bonne nouvelle de Jo Witek. C’est un autre lauréat du Prix Babelio jeunesse 2021

L’histoire

L’école est finie, Efi, 14 ans, rentre insouciante dans son village pour rejoindre sa famille et ses amies. Mais l’accueil n’est pas vraiment celui espéré.

Elle est une fille, et elle vient d’avoir ses premières règles. Pour sa famille, elle est bonne à marier.

Elle est jeune, belle et instruite. Elle fera leur fierté et leur rapportera de quoi rembourser leurs dettes si elle fait un bon mariage.

Pendant qu’elle était à l’école, ils lui ont choisi un mari. Désormais elle ne peut plus se promener librement dans le village. Afin de s’assurer de sa pureté, tout le village la surveille.

Plus le jour du mariage approche, plus la panique d’Efi monte…

Mon avis

Ce livre est court et percutant. On ne voit pas le temps passer. 

Le texte  à la première personne amplifie l’identification. Sous couvert de respect des traditions et de respect envers la famille, Efi se retrouve à épouser un homme qu’elle n’a pas choisi, qui a le double de son âge en échange d’une scie sauteuse et d’un groupe électrogène. Elle est échangée comme un objet, un animal.

L’école est loin d’être considérée comme un moyen d’émancipation. Finis les rêves de devenir ingénieur. L’école sert juste à lui donner plus de valeur. Une femme instruite c’est prestigieux. Mais une fois mariée, la lecture lui sera interdite car susceptible de la pervertir. 

D’une enfance insouciante, indépendante, elle passe sans transition au statut de femme soumise et obéissante à son mari.

Dans son malheur, notre héroïne a la chance d’avoir le soutien de sa famille et d’avoir le nom d’une organisation qui aide les mineurs à fuir les mariages forcés.

A mettre dans tous les bons CDI !

 

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Les chroniques de l’érable et du cerisier T1 : Le masque de No

Une autre de mes lectures estivales : Les chroniques de l’érable et du Cerisier T1 : Le masque de No de Camille Monceaux. Si vous aviez aimé le Clan des Otori alors ce livre est pour vous.

L’histoire

Un mystérieux samouraï vit reclus avec Oba sa domestique dans une modeste maison dans la montagne, loin du village.

Il recueille un jour, un bébé abandonné  dans une coque de biwa devant chez lui,  avec pour tout bien une chaîne en or munie d’un médaillon en forme de feuille d’érable. . Il l’appelle Ichîro et il décide de lui apprendre la voie du Sabre.

Il ne descend jamais au village laissant Oba se charger des courses et de ramener de l’argent à la maison. 

Mais Oba meurt laissant le vieux Samouraï seul avec Ichirô. Le passé du Samourai le rattrape et Ichirô se retrouve à nouveau, orphelin, seul au monde.

Il décide de venger son mentor et se rend dans la ville d’Edo. Mais la vie à la ville est rude pour un orphelin des montagnes.

Mon avis

On se laisse facilement emporter par l’histoire. Même si j’avoue que les premiers chapitres contemplatifs sont un peu longs Ichirô s’entraine, Ichirô étudie, Ichirô jardine ….On suit bien leur vie de reclus au fil des saisons. Le maître reste mystérieux jusqu’au bout. Mais à partir de son décès et le désir de vengeance d’Ichirô, l’histoire s’accélère. 

On découvre la dure vie d’un orphelin dans une ville japonaise inconnue au 17e siècle.

Sa rencontre avec le poète Daichi nous permet de découvrir le monde du théâtre japonais et des dames de compagnie.

Alors même si la vie d’Ichirô est difficile, il trouve assez facilement des gens pour l’aider. Il est volontaire et fier. Il cherche à suivre autant que possible la Voie du Samouraï. Mais difficile d’en devenir un quand on est un orphelin sans famille.

Le livre évite de justesse le côté “Rémi sans famille” : Ichirô ne se plaint jamais (contrairement à Rémi) et on ne s’attend nullement à une fin heureuse.

A noter que le tome 2 sort le 26n août 2021.

A mettre dans tous les bons CDI !

 

 

 

 

 

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Blanc autour

Voici une bande dessinée de Wilfried Lupano qui pour une fois laisse les Vieux Fourneaux et le Loup en slip de côté : Blanc autour.

L’histoire 

Blanc autour raconte l’histoire vraie de Prudence Crandall qui a ouvert la première école pour filles noires à Canterbury dans le Massachusetts. 

1832. Prudence est une jeune femme seule qui gère une école pour jeunes filles dans un état du Sud des Etats-Unis. Elle reçoit un jour Sarah sa première élève noire. C’est un scandale pour la petite communauté de cette petite ville du Sud qui n’a toujours pas bien intégré l’abolition.

Prudence persiste et décide d’ouvrir une école avec internat pour jeunes filles afro-américaines. Son père la soutient dans cette aventure, notamment en assurant le ravitaillement de l’école.

Mais une femme blanche de surcroit devrait être mariée et s’occuper de son foyer, pas gérer une école de jeunes filles noires. Pour les habitants c’est de la provocation. 

Malgré les tentatives d’intimidations, Prudence ne se décourage pas et accueille de plus en plus de jeunes filles.

Jusqu’au jour du drame…..

Mon avis

J’ai beaucoup aimé le dessin et les couleurs de cette bande dessinée. Les couleurs adoucissent les propos. On s’attache aux élèves de Prudence. On s’indigne des réactions des habitants de Canterbury et de leurs tentatives d’intimidation. 

Leur violence tranche avec le progressisme de Prudence.

Prudence a du abandonner l’école et a fini par rejoindre le rang des femmes respectables, c’est à dire les femmes mariées, sans pour autant vivre une vie heureuse.

Wilfried Lupano, une fois encore, aborde des sujets de société tout en délicatesse.

Je ne pense pas qu’un collégien accroche mais un lycée pourquoi pas. 

 

 

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Une dangereuse alliance

Lecture qui devrait plaire aux amateurs de Jane Austin et des Chroniques de Bridgerton : Une dangereuse alliance de Jennieke Cohen aux éditions PKJ.

L’histoire

1817, Angleterre. Lady Victoria Aston est une grande amatrice des livres de Jane Austen. Elle a 16 ans et vit une vie heureuse dans le domaine familial. Elle n’est pas pressée de faire son entrée dans le monde.

Mais un drame familial accélère les choses. Sa soeur aînée, Althéa fuit son mari violent. Afin que le domaine reste dans la famille, Vicky doit se marier rapidement. Et elle ne manque pas de prétendants ! M. Silby, maladroit et ennuyeux, M. Carmichael, un riche homme d’affaire et Nicolas, son ami d’enfance, nouveau Comte de Halworth désargenté.

Mais la vie ne déroule pas forcément comme dans les livres de Jane Austen.

 

 

Mon avis

Une bonne surprise. L’histoire se réfère souvent à Orgueil et préjugés sans jamais le parodier. Il y a de la romance, mais elle ne prend pas toute la place. Les intrigues se tiennent. L’auteure aborde une question historique intéressante : la séparation et le divorce dans l’aristocratie anglaise au 19e siècle. 

Les personnages sont attachants (ou détestables dans le cas de l’affreux mari violent). 

Vicky est volontaire et a des envies d’indépendance. Elle rêve d’un mariage d’amour avec un homme qui la considérerait comme son égale. Ce qui n’est pas vraiment dans l’air du temps où une lady se doit être douce et ne pas ‘immiscer dans la gestion d’un domaine.

Les intrigues ne sont pas très complexes même si il est vrai qu’apparemment la vie d’une jeune fille à marier n’est pas de tout repos : de nombreux bals où chaque jeune fille se jauge afin d’avoir le meilleur prétendant, des promenades en calèche qui se terminent en accident, des enlèvements, un beau frère barjot….Bref la vie de Vicky s’anime énormément.

Chose étonnante : à la lecture, on n’a pas l’impression de lire du Young adulte. Le ton n’est pas enfantin du tout malgré la romance.

Un livre à lire à partir de la 5e sans soucis.

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Le syndrome du spaghetti

Nouvelle lecture : Le syndrome du spaghetti de Marie Vareille aux éditions Pocket junior. Il a gagné le Grand prix Babelio jeune adulte en 2021 et existe en versio audio.

L’histoire

Léa, 16 ans, rêve d’un grand avenir sur les terrains de basket. Avec son père qui la coache et son meilleur ami Nicolas, ils ont un grand projet : le Map. Léa et Nicolas joueront dans les plus grandes équipes des USA.  Elle vit, respire et dort basket. Elle ira à l’INSEP à la rentrée.

À 17 ans, Anthony, obligé de faire face à l’absence de son père et aux gardes à vue de son frère, ne rêve plus depuis longtemps.

Mais la mort brutale du père de Léa à cause du syndrome de Marfan brise se rêve et change à jamais la vie de Léa.

Comment vivre une vie d’adolescente normale après le deuil d’un parent aimé et adulé ? Comment accepter d’abandonner ses rêves de basket à cause d’une maladie héréditaire ?

Sa rencontre avec Anthony lui permettra de surmonter ce deuil et de faire ses premiers pas dans la vie d’adulte.

 

Mon avis

Ce roman réaliste met en avant une maladie héréditaire : le syndrome de Marfan. C’est une maladie génétique rare. Il est caractérisé par l’atteinte d’un ou plusieurs organes et peut notamment provoquer des troubles squelettiques (grande taille, scoliose), ophtalmologiques, cardiaques. 

L’histoire est inspirée de la vie réelle de l’auteur. Le ton est juste et on s’attache à ces personnages.

On assiste au prévisible croisement de deux personnages qui viennent de deux milieux différents. Mais c’est justement ces différences qui leur donnent la force de se battre.

Léa est forte et doit s’imposer dans un sport collectif ou la mixité n’est pas vraiment reconnu. Elle est plus forte que certains garçons et cela est plutôt mal vu. Son père la protégeait et sa mort a plongé la jeune fille dans un profond désarroi. L’annonce de sa maladie encore plus. La psychologie des personnages est juste et touchante.

Enfin, ce livre juste sur l’adolescence et le deuil a toute sa place sur les étagères des CDI.

 

 

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L’odeur de la pluie

Titre tout indiqué vu la météo par très estivale de cet été : L’odeur de la pluie de Gwendoline Vervel  chez l’éditeur Scrinéo.

L’histoire

Mélodie et Faustine, meilleures amies depuis toujours rentrent au lycée. Tous les ans, dans une boîte cachée, elles écrivent leurs bonnes résolutions. Cette année cela sera “sortir avec les frères Fisch “, les beaux gosses ultra populaires du lycée et perdre leur virginité si possible avec l’un d’eux.

Fred est nouveau dans le lycée. Il est frêle et a été harcelé au collège. Pour lui, le lycée est un nouveau départ car il a un petit secret.

On suit la vie de ces adolescents jusqu’à une soirée qui devait être la soirée de leur vie et qui a virée au cauchemar mettant fin au rêve de passer une année idyllique.

Mon avis

On s’attache facilement aux personnages. Fred intrigue par son secret.

Le thème du transgenre est abordé avec délicatesse. On ressent bien toute la difficulté d’intégration que peut connaitre un adolescent face à cette situation. Le harcèlement, la question de l’identité est bien présent dans ce personnage. 

La question de la popularité ou non est bien présente : Les frères Colin en sont l’exemple même. Sous prétexte d’être ultra populaires, ils se croient tout permis et non aucun respect pour les filles. Elles ne servent qu’à assouvir leurs besoins.

Ce roman est poignant parce que justement les victimes ne se laissent pas faire. L’amitié, la solidarité et la bienveillance l’emportent sur l’intolérance, et l’on découvre qu’il est possible de se lever et de se battre contre l’injustice, même quand on est lycéen.

La première fois, la consommation d’alcool chez les adolescents sont également des thèmes très présents dans ce roman. C’est pour cela qu’à mon avis il n’est pas à laisser dans les mains des plus jeunes collégiens.

Un futur classique des CDI a mettre entre les mains de 4e et 3e uniquement.

 

 

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L’été de tous les possibles

Lecture estivale : L’été de tous les possibles de Jennifer Niven.

L’histoire

Claude vit heureuse dans la petite ville de Mary Grove dans l’Ohio avec ses parents. Elle est à a la fin du lycée et elle est insouciante. Sa plus grosse préoccupation est de savoir quand et avec qui elle va perdre sa virginité. Elle s’apprête à passer un dernier été avec sa meilleure amie, Saz, avant leur séparation pour l’université. Elles ont prévu une virée entre filles.

Mais rien ne va se produire comme espéré. Ses parents lui annoncent leur séparation. Plus de road trip mais un exil avec sa mère sur une île pleine de souvenirs familiaux. Et sur cette île l’accès au téléphone portable et au réseaux sociaux est…. limité

Mon avis

Une chouette romance pas gnangnan avec des ado normaux, des familles dysfonctionnelles et un cadre privilégié.

L’écriture est facile et agréable, on s’identifie parfaitement aux personnages.

Le thème de “la première fois” est abordée de façon réaliste avec toutes les questions que se posent Claudine. Les ados ne sont pas ici pris pour des imbéciles.

A lire sans soucis dès la 4e/3e.

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Mangas avril 2021

La fermeture des établissements scolaires pour essayer d’enrayer l’épidémie de Covid, m’a donné l’occasion de rattraper mon retard dans ma PAL manga. Voici le fruit de mes lectures. 

1/ Spy x Family (éditions Kurokawa)

Série en cours. 3 tomes en VF/ 6 en VO. Niveau collège. Shônen

Twilight, le meilleur espion au monde, doit s’introduire dans la plus prestigieuse école de l’aristocratie pour sa nouvelle mission. Pour cela , l’agent secret célibataire de toujours, doit se créer une famille avec enfant.  Totalement dépourvu d’expérience familiale, il va adopter la plus maligne petite fille à l’orphelinat , Anya. Elle est le sujet 007, une télépathe échappée de laboratoire et a peur que si Twilight le découvre l’abandonne.

Mais sa couverture familiale ne serait pas parfaite sans une mère et épouse attentionnée. Il rencontre Yor,  par hasard chez le tailleur et décide de l’épouse. Sans savoir que la  jeune femme timide est une redoutable tueuse à gages. Le choix de chaque membre de la famille est drôle car Twilight a tellement une idée précise et stéréotypée de la famille idéale que cela est drôle de les voir galérer à s’en approcher le plus possible et de les voir essayer de cacher les uns aux autres leur vraie personnalité.

Seule, Anya, grâce à la télépathie sait le vrai travail de ses parents et comme tout jeune enfant trop jeune pour comprendre s’emmêle les pinceaux entre espion/tueur à gages etc..

.L’histoire se déroule dans un monde fictif. Le pays d’Ostania prépare une guerre contre son voisin Westalis. Sur l’échiquier politique, tout le monde se tire dans les pattes. La ressemblance avec la guerre froide rend l’histoire encore plus absurde et amusante. Chacune des situations amène sont lot de surprises et on s’attache facilement à cette “famille” composée pas si artificielle que cela finalement

Vivement l’arrivée du nouveau membre dans le tome 4 (sortie début mai 2021).

2/ Carole et Tuesday (éditions Nobi Nobi)

Série en cours. 2 Tomes en VF/3 en VO. Niveau collège. Shônen

Dans le futur , les humains ont colonisé Mars. La musique se fait uniquement par ordinateur pour être sûr de plaire au plus grand nombre. Toute la culture est gérée par des intelligences artificielles. Carole, la débrouillarde vit de petits boulots et Tuesday, l’héritière d’une famille aisée en a assez du carcan familiale. Toutes deux rêvent de vivre de leur musique. Leur rencontre imprévue sonnera le début de leur carrière musicale.

On suit ainsi les débuts de ce duo. De la constitution de leur duo, de l’écriture et la composition, la rencontre avec leur manager à leur première scène en public on passe toutes ces étapes avec ces 2 ados du futur.

Tout au long des deux premiers tomes, on sent bien la critique de l’industrialisation de la musique, sur la recherche de la musique parfaite par les IA amène une uniformisation de la musique. Cette critique est la même pour la société, qui après avoir abimé la Terre vit sans compter sur Mars en reconstituant les injustices sociales. Les humains ne créent plus grand’chose.  La majorité de la population se contente de consommer passivement, tandis que la production culturelle est majoritairement faite par des machines.  Le duo de Carole et Tuedsay qui créée tout de A à Z apporte de la fraîcheur à ce monde. Mais est-il prêt à les écouter ?

CAROLE & TUESDAY ©Morito Yamataka ©BONES,Shinichiro Watanabe / KADOKAWA CORPORATION

Le manga papier a été adapté en animé disponible sur Netflix.

3/The Quintessential Quintuplets (éditions Pika)

Série en cours. 14 tomes. Shôjo

Fūtarō Uesugiest un étudiant fauché, bosseur et bonne élève. Il multiplie les petits boulots sans que ce soit suffisant pour faire vivre son père et sa soeur. Alors quand son père lui trouve un petit boulot de professeur à domicile payé cinq fois le tarif habituel, il ne peut rater cette occasion…

Seulement voilà, il ne va pas avoir une élève, pas deux mais cinq ! Ichika, Nino, Miku, Yotsuba et Itsuki Nakano, ayant chacune une personnalité différente mais détestent les études. Elles vont lui en faire voir de toutes les couleurs. Une finra par se marier avec lui. Mais saurez vous devinez laquelle des cinq soeurs est la future mariée ?

C’est une comédie romantique drôle avec des personnages à la fois attachants et têtes à claques. J’avoue que la découverte de la mariée m’a un peu déçu tellement c’est tiré par les cheveux.

Adapté en animé en deux saisons de 12 épisodes chacun.

4/ Héroine malgré Moi (éditions Kana)

Série en 4 tomes. Shôjo. Niveau collège

Depuis qu’elle est petite, Shûko est un vrai garçon manqué et  pratique différents arts martiaux dans le dojo famillial.Elle entre au lycée. Elle  veut agir et se comporter “comme une fille”, pour enfin découvrir l’amour. mais, dès la rentrée, les clubs sportifs se battent pour la recruter ! Serizawa , le beau gosse  son lycée  déteste se battre et  est admiratif des  aptitudes aux arts martiaux de Shûko. Sans attendre, il demande à Shûko de devenir sa garde du corps et, en échange, il l’aidera à réaliser son voeu le plus cher…

Shûko est un personnage fort et déterminée. Les personnages se découvrent tout en douceur et cela change de voir un personnage de fille forte et d’un garçon qui se moque éperdument des prétendues différences entre les filles et les garçons. Il n’y a rien de caricaturale.

5/ So what I’m a spider (éditions Pika)

Série en cours. 15 tomes. Seinen. Niveau collège sans soucis

Watashi, lycéenne asociale et rebelle après s’être assoupie en cours se réveille dans le corps d’une…Araignée  dans le donjon le plus dangereux au monde !

Elle va devoir se battre constamment pour survivre et évolue lentement pour devenir un être incroyablement puissant. Tout est dangereux, les humains, les démons et les autres bestioles.

Arachnophobe passe ton tour, tu ne survivras pas à la lecture de ce manga. Même si l’araignée est toute mignonne.

C’est bourré d’humour et fonctionne à la façon d’un jeu vidéo. Notre petite araignée est une sorte de Pokémon qui doit évoluer et faire attention à sa barre de vie, d’énergie etc…

Adapté en animé de 24 épisodes

6/ Capitain Tsubasa (éditions Nobi Nobi)

Saison 1 en 4 tomes. Tous niveaux. Shônen

A l’occasion d’un concours sur Twitter, j’ai gagné le tome 1 de cette série. Je me rappelais, gamine de l’animé avec ses terrains de foot interminables et ses matchs de 10 h. Je l’ai donc lu sans grand enthousiasme. Il s’avère que c’est une adaptation de l’animé. C’est pour cela que cette série est si courte. La série papier d’origine compte 37 volumes.

Tsubasa Ozora est un jeune garçon fan de football. Son rêve : jouer au Brésil et devenir le meilleur joueur du monde. Il vient d’emménager dans le quartier et il se fait très vite des amis dans le quartier même si il considère que son ballon est son meilleur ami.  On assiste ainsi à la constitution de l’équipe de sa nouvelle école et de sa rencontre avec ses futurs co-équipiers/adversaires. 

Alors évidemment dans ma tête, j’ai le nom français des personnages. Mais ce format raccourci est une réussite. On ne retrouve pas la longueur des match. Le manga est optimiste, plein de camaraderie.

©YOICHI TAKAHASHI/SHUEISHA,2018CAPTAIN TSUBASA COMMITTEE ©YOICHI TAKAHASHI/SHUEISHA,2018CAPTAIN TSUBASA COMMITTEE

7/  Mashle (Kazé)

2 tomes sortis en France. Tous niveaux. Shônen

Mash Burnedead est un jeune garçon sans magie dans un monde . Il vit de musculation intensive et de dégustations de chou à la crème caché au fin fond d’une forêt. Car quiconque ne possède pas de magie dans ce monde doit être condamné à mort.  il est né sans pouvoirs magiques et il est découvert par un policier.  Pour survivre, il va devoir postuler à Easton, une prestigieuse académie de magie, et en devenir le meilleur élève…

L’académie est fonctionne sur le modèle de Poudlard, le héros est un sans pouvoir magique fana de musculation comme Asta de Black clover. L’humour est potache.

Je résumerai cela en  une sorte de sous Harry Potter en manga mêlé à Black clover en moins bien. Je n’ai pas accroché mais je pense que les élèves apprécieront.

8/ Mission Yozakura family (éditions Kana)

1 tome sorti en France. Niveau collège. Shônen. Tous niveaux

Afin de protéger Mutsumi et de découvrir la véritable raison de la mort de ses parents, Taiyo Asano va devoir devenir membre de la famille Yozakura, une famille d’espions de haut vol. 

Après l’école pour devenir assassin (Assassination classroom), l’école d’espion ! Taiyo va devoir vivre dans la maison familiale de Yozakura, en évitant les différents pièges qui s’y trouvent.

L’idée de départ est sympathique mais en comparaison de Spy Family, cette série me paraît bien fade. Cette nouvelle série plaira sans aucun doute à des collégiens. La temporalité en fin de tome est bizarre comme si on avait voulu bâcler la mise en place. Du coup, les progrès de Taiyo sont nettement moins incroyable. Et surtout ça ne choque personne qu’il emménage dans une famille d’espions !

Voilà, 8 titres c’est déjà pas mal en un mois, surtout si on y ajoute mon rattrapage de certaines séries animées comme la dernière saison de SNK (Shingeki no Kyojin), Black clover (gros succès dans mon CDI), la deuxième saison de Fruits baskets et Démon slayer, série à laquelle je n’arrive ni à m’accrocher en format papier (prêt d’élève) ni en animé. Bonne lecture !

 

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Un garçon c’est presque rien

Voici la suite des mes lectures pour le prix collégiens de Gironde 2021 :

Un garçon c’est presque rien de Lise Balavoine paru en 2020 aux éditions Rageot.

L’histoire

Roméo est un lycée à part. Il n’aime pas le foot, il  est discret, parle peu, lit des romans et écoute de la musique « de vieux ». Il est total en décalage avec les autres et avec sa famille. Il ne comprend pas pourquoi les autres beuglent et s’agitent, il ne veut pas être un mouton de ce troupeau  qui se moque de tous ceux qui sont différents, parle mal des filles et agit mal avec elles. Il ne se reconnaît pas dans cette image de garçon à laquelle la société lui demande de coller. Chez lui, ses parents semblent ne pas le voir. Au milieu de ce monde bruyant, il trouve refuge dans la boutique de musique de son oncle, fan de vieux groupes rock. 

Mais alors qu’il fuit les ados de son âge pourquoi l’histoire débute-t-elle sur Roméo dans le coma sur un lit d’hôpital ? Et surtout qui est la charmante jeune fille qui le veille ?

Mon avis

Cela fait du bien d’avoir un récit vu du point de vue masculin. De voir que tous les garçons ne sont pas de gros beaufs. Qu’être sensible, gentil etc.. Ce n’est pas une faiblesse mais juste être un être humain.

Les références musicales sont très chouettes.

Le texte est en vers libres et des chapitres sont extrêmement courts. Un ton Beaucoup de thèmes importants abordés de façon très juste : la notion de virilité, le désir, la différence, le harcèlement et le « revenge porn ». On a envie d’être à côté de cet ado et de le soutenir.

Ce livre peut tout à fait être utiliser dans le cadre d’une réflexion sur l’égalité filles/garçons tant le héros nous pousse à s’interroger sur ce qu’est être un garçon à l’adolescence. Les personnages ne sont à aucun moment caricaturaux.

 

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