Intégrer les vacances scolaires à un agenda

La fin des vacances approchent et quoi de mieux pour se motiver que de connaitre les dates des prochaines vacances. Il suffit qu’elles apparaissent toutes seules sur l’agenda du téléphone.

Cela est valable aussi bien sur téléphone, sur PC ou tablette. Comme les agendas sont de plus en plus synchronisés sur les différents appareils, cela permet d’avoir toujours son agenda sous la main.

Comment procéder ?

1/ Il faut d’abord récupérer sur le site du ministère le calendrier désiré. Le format « iCalendar » (« iCal » pour les intimes) est un standard dédié aux données d’agenda. Les fichiers de ce type se terminent par l’extension « .ics » ou « .ical ».

L’intégration de l’agenda n’est possible que sur PC. L’application Agenda sous Androïd ne permet pas d’intégrer directement d’autres agendas.

 

Pour cela cliquer sur Télécharger

2/ L’importer dans l’agenda

Ouvrir l’application agenda. Ici ce sera Google Agenda.

Là il y a deux méthodes possibles : soit on importe directement le fichier (Méthode 1), soit à partir de l’URL (Méthode 2).

Méthode 1 : A partir du fichier

  • Choisir Importer

  • Choisir le fichier sur votre ordinateur et valider. Le fichier s’ouvrira et installera tout seul les dates des vacances sur votre agenda. Il suffit de le synchroniser ensuite.

Méthode 2 : A partir de l’URL

  • Copier le lien URL du calendrier
  • Cliquer sur « A partir de l’URL »
  • Coller l’URL

Sur le blog de Julien Delmas, on trouve également au même format le calendrier des jours de paie de l’Education Nationale. Il suffit de suivre la même procédure.

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Fabriquer un faux article de journal

L’article d’aujourd’hui est le résultat d’une activité pédagogique imprévue mais que les élèves ont apprécié. Je pense que grâce à cela, ils ont bien compris combien il était facile de manipuler une image ou de faire circuler de fausses informations

Contexte

J’ai toujours pris comme exemple pour expliquer aux élèves l’intérêt d’utiliser un index dans un livre de type encyclopédique, la baleine à pois roses. Sauf que c’est la première année que je dois expliquer à des élèves que non la baleine à pois roses n’existe pas.

Alors, lorsque j’ai commencé à leur parler des fake news, de la manipulation des informations en leur présentant des sites comme celui sur la vidange du lac d’Annecy ou encore les graines de menhir, ils m’ont reparlé de la baleine à pois roses

Objectifs pédagogiques

  • Comprendre comment se fabrique une information
  • Savoir reconnaître une image manipulée
  • Développer l’esprit critique
  • Travailler en équipe de façon autonome

Contexte pédagogique

2 heures d’Education aux Médias et à l’information (EMI) : 1h en demi-groupe, 1h en classe entière

Déroulement

1/ Recherche d’information

Les élèves ont d’abord chercher ce qu’il nous fallait comme information pour réaliser notre article.

Rapidement, ils se sont mis au travail en équipe :

  • une équipe qui travaille sur les images
  • une équipe sur le texte

2/ Le travail sur l’image

Les élèves ont cherché des images de baleine percutant un bateau, une image de baleine simple, une image de baleine à bosse, une baleine rose et du corail.

A l’aide de paint, ils ont modifié deux des images

3/ Travail sur le texte

Ils ont listé d’abord au tableau toutes les informations à donner pour rendre notre article crédible.

Puis une équipe a mis cela au propre en informatique. Au fur à mesure, de l’écriture, les élèves ont pris conscience de la nécessité de donner des information crédibles.

Ils ont choisir un aventurier connu Mike Horn, une région du monde assez crédible pour ce soit une nouvelle espèce de baleine. Ils ont réfléchi à son mode de vie, de reproduction, son alimentation et ses mensurations.

Ils ont ainsi donné des instructions à ceux qui s’occuper des images sur quelle type d’images il fallait.

4/ Le montage de l’article

J’ai réuni le travail des élèves en faisant un montage d’un faux article de faits divers de notre journal local. Retravailler un peu le texte en gardant le code de mise en page du journal.

5/Présentation de l’article aux autres élèves de la classe.

Les élèves du demi-groupe du matin ont bien su garder le secret. Ils étaient impatients de voir la réaction de leurs camarades.

J’ai introduit la séance en présentant à chaque fois 2 sites : un vrai et un faux et à eux de me dire lequel est vrai ou non. J’ai procédé de la même façon pour notre article :

  • un vrai article de fait divers du quotidien local et le nôtre.
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Les élèves n’y ont vu que du feu…Eh oui ! Il y a une vraie photo de la baleine à pois roses !

Il a fallu leur expliquer comment on avait procédé, notamment par la recherche d’image inversée sur Google image

https://www.google.com/imghp?hl=FR

Conclusion

C’est une activité que les élèves ont adoré et qu’ils ont bien compris. Je pense revenir sur la manipulation des images dans le cadre de la Semaine de la Presse et des médias à l’école

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Mais où est passé le miel ? (Escape game)

Public

Elle est à destination d’élèves de 6e Segpa mais je l’ai auparavant testée sur 2 groupes de 5e segpa.

Durée : 55 min

Contexte :

Les élèves de 6e segpa ont assisté dans le cadre des cordées de la réussite à une conférence de la chercheuse Aurore Avarguès-Weber sur les abeilles. Ils ont donc travaillé dessus avec leur professeur en SVT. Les 6e Segpa n’ont pas encore eu de séance d’EMI cette année. Ce travail permet donc de découvrir les différents espaces du CDI.

Principe :

Vicky et la reine Huguette sont deux petites abeilles heureuses de vivre au collège Victor Hugo. Hélas La reine Huguette et le trésor de la ruche a disparu. A l’aide de la tablette, les élèves doivent retrouver des indices dans le CDI pour retrouver Huguette et son trésor.

Objectifs :

  • Découvrir les différents espaces du CDI
  • Etre autonome au CDI
  • Savoir retrouver des informations
  • Travailler en équipe
  • Utiliser les outils numériques

Ressources :

Préparatifs :

Après avoir fait le point sur les ressources disponibles au CDI, j’ai réalisé 2 exercices supplémentaires sur les abeilles à l’aide de Learningapps.

Afin d’aiguiller les élèves dans le CDI, j’ai réalisé des magnets et des marques pages maison. J’ai simplement imprimé et plastifié des marguerites bleues. Pour les magnets, il suffit de coller un morceau de scotch magnétique au dos.

Ensuite, j’ai réalisé le parcours et le document d’aide aux élèves. Le voici :

La séance

Tout d’abord, accueil des élèves au coin lecture, pour une présentation rapide du CDI. Les élèves sont par équipe de 2. Chaque équipe a une tablette. On lit ensemble le début du genial.ly.

Chaque équipe part retrouver dans les rayonnages le livre indiqué en cliquant sur la diapositive. Les élèves récupèrent l’enveloppe cachée dans le livre et la conservent précieusement. Les cartes qu’elle contient servent pour l’épreuve finale. Les élèves doivent remettre les livres à leur place sous peine de se voir infliger une pénalité de temps.

Ils peuvent ensuite passer à l’étape suivante : les périodiques et le jeu « Qui veut gagner des millions ?  » sur le thème des abeilles. Des indices pour répondre aux questions sont cachés dans les magazines repérés du symbole.

Une fois le million atteint, et la tablette montrée au professeur documentaliste, les élèves doivent se diriger vers l’exposition et essayer de répondre au texte à trous. Le dernier mot est le mot de passe à donner au professeur documentaliste pour accéder au plateau de jeu.

Chaque équipe a 3 cartes à placer correctement sur le poster. La première équipe qui a bien positionner les images se voit remettre l’indice final : le logo du casier Onisep dans lequel la reine Huguette et son trésor se cachent.

L’équipe doit donc ouvrir le bon casier avant la fin de l’heure.

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Je rentre en 6e

Voici une petite vidéo de présentation du collège à destination des élèves de CM2 et de leurs familles. Elle a été réalisée dans le cadre de la liaison école-collège.

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Le PPCR

Le PPCR (parcours professionnels, carrières et rémunérations)  rentre en vigueur cette année. Dès cet été, certains professeurs ont reçu un mail les avertissant que cette année, ils allaient avoir un rendez-vous de carrière.

C’est une grande nouveauté qui s’applique à toute la fonction publique.

Le PPCR, qu’est ce que c’est ?

Pour les enseignants, il remplace l’ancienne évaluation professionnelle jusqu’alors faite d’une note administrative et une note pédagogique. Le décret  d’application est paru dans le JORF n°0108 du 7 mai 2017du 7 mai 2017.  Il s’agit du décret n° 2017-786 du 5 mai 2017 modifiant divers décrets portant sur le statut particulier des personnels enseignants et d’éducation du ministère chargé de l’éducation nationale.

Afin de répondre aux multiples questions se posant sur le PPCR et les changements qu’il apporte, le MEN a publié un guide disponible ci-dessous.

2017_guide_evaluation_1sept p1

Qui est concerné ?

Tous les professeurs ayant plus de 2 ans d’ancienneté aux 6e, 8e et 9e échelon. Il permet d’accéder à la hors classe et à la classe exceptionnelle. Il a pour but de favoriser une avancée de carrière équitable pour tous « en facilitant » l’accès à la hors classe.

Ce que dit le texte pour un certifié de classe normal :

« Art. 30-3.-Le professeur certifié bénéficie de trois rendez-vous de carrière dont l’objectif est d’apprécier la valeur professionnelle de l’intéressé. Ils ont lieu lorsque au 31 août de l’année scolaire en cours :
« 1° Pour le premier rendez-vous, le professeur certifié est dans la deuxième année du 6e échelon de la classe normale ;
« 2° Pour le deuxième rendez-vous, le professeur certifié justifie d’une ancienneté comprise entre 18 et 30 mois dans le 8e échelon de la classe normale ;
« 3° Pour le troisième rendez-vous, le professeur certifié est dans la deuxième année du 9e échelon de la classe normale. »

Le Rendez-vous de carrière

 

Le rendez-vous de carrière se  passe en 3 étapes

Au préalable, il faut remplir un questionnaire à renvoyer à l’IPR.

2017_Notice_RV_carriere_seule_V3_804555

Selon la discipline ou la fonction, le déroulement diffère un peu.

 

 

1/ Une inspection, l’inspecteur
2/ Un entretien avec l’inspecteur qui a conduit l’inspection
3/ Un entretien avec le chef d’établissement  (qui peut s’appuyer sur le document suivant pour l’entretien) 3 semaines plus tard.

2017_document_aide_carriere_enseignants_V2_804210

 

Bon courage à tous ceux qui effectueront leur premier rendez-vous de carrière cette année.

 

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Le dossier pour l’épreuve orale du PERDIR

Si vous êtes arrivés sur cette page, c’est que comme moi, vous venez de passer les épreuves écrites du PERDIR (Personnel de Direction de l’Education Nationale) et que vous aussi vous vous posez plein de questions pour la suite.

Le résultat de l’admissibilité sera connu le 2 mars 2018 et le dossier de présentation pour l’oral est à rendre pour le 16 mars 2018.

La 2e partie de ce concours se compose d’un dossier de présentation et d’une prestation orale d’1h.

Le dossier de présentation

Il faut le voir comme la construction d’un projet professionnel et non pas comme un bilan de carrière. Il sert à montrer comment on envisage la suite, que le passage de ce concours est la suite logique de notre carrière (voir le rapport du jury 2017). Il est lu par tous les membres de la commission d’oral et  permet de  nourrir l’entretien. Sa présentation doit donc être très soignée puisque c’est la  première image  que donne de lui le  candidat. Il permet de mettre en avant  son parcours professionnel,  ses motivations et  sa capacité à aller l’essentiel.

Il est téléchargeable ici  . Voici également le guide d’accompagnement pour le préparer:

Guide_2018_dossier_de_presentation_CRPD_809946

Il est composé d’un CV de maximum 2 pages, d’une lettre de motivation (2 pages maxi) et d’un rapport d’activités de 3 pages maxi. Il est à renvoyer  selon les contraintes suivantes :

  • Il doit être dactylographié (il suffit de compléter le document Word)
  • La police de caractères à utiliser : Arial taille 11 ou Times New Roman taille 12
  • Il doit être relié
  • Une copie doit être conservée par le candidat.
  • Il ne faut l’envoyer qu’une fois les résultats d’admissibilité connus.

La difficulté de l’exercice est d’arriver à éviter les redondances entre les trois documents. Ils doivent pas être juxtaposés mais liés entre eux.

Le CV

Pour le CV, il n’y a pas de grosses difficultés en vue, il suffit de reprendre son expérience professionnelle, ses diplômes et certification et de remplir le tableau.

La lettre de motivation

Pour la lettre de motivation, cela est beaucoup moins évident : il faut déjà se projeter en chef d’établissement et dire en quoi, il vaut mieux vous choisir vous en CE qu’un autre candidat. Et pour cela, il faut avoir déjà réfléchi aux raisons pour lesquelles on se lance dans cette aventure et qu’elle type de chef on souhaiterait être. Il faut savoir se « vendre » tout en évitant d’apparaître prétentieux.

Le rapport d’activités

Je pense que c’est la partie la plus compliquée à remplir. Il ne doit en aucun cas être une copie du CV, mais il réclame également d’avoir de l’expérience, du contenu pour le rendre intéressant.

  • Il faut veiller à ne pas faire une liste d’activités ou projets
  • Il faut bien choisir ce qu’on veut mettre en avant. Pour cela, on peut choisir de les présenter par axe, par thématique etc…
  • Il n’est pas nécessaire d’absolument tout détailler. Cela permet de laisser des ouvertures guidées pour le jury.

L’épreuve orale

Elle est organisée de la façon suivante :

Présentation  du candidat

Elle doit durer 15 minutes maxi. Il ne s’agit pas de raconter sa carrière mais d’expliquer le cheminement qui nous a amené ici. Afin d’être rassuré et plus à l’aise le jour de l’oral, il vaut mieux avoir construit le plan de cette intervention bien en amont mais pas en même temps que le dossier. Cela permet de prendre du recul, de la hauteur par rapport au dossier et de notre projet professionnel. Cela évite aussi l’effet « Lecture de prise de notes » le jour J.

L’entretien

L’entretien n’est pas une suite de questions/réponses. C’est une conversation entre professionnels.

Le jury invite le candidats à préciser ou compléter certains de ses propos de son dossier et/ou de sa  présentation et lui propose des questions liées à des cas concrets.

Avec le stress, difficile de ne pas se précipiter pour répondre et de prendre le temps de réfléchir. Notre façon de traiter ces questions donne au jury un aperçu de ce que pourrait être nos réactions et nos décisions sur le terrain.

 

Voilà, j’espère que ce petit article vous aura éclairé. Sinon n’hésitez pas à laisser vos questions en commentaire.

 

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Les consignes de sécurité en établissement scolaire

Je continue mes révisions…Et je me rends compte que finalement le PPMS et tout ce qui est lié au risque peut tomber comme sujet. Voici donc le fruit de mes recherche :  le ministère a publié sur Eduscol des consignes de sécurité applicables dans les établissements relevant du ministère de l’Éducation nationale.

Quatre guides ont été édités dont deux nous intéressent plus particulièrement :

  • un guide à destination des parents des collégiens et lycéens
  • un guide à destination des chefs d’établissement

infographie_plansecurite_624249

Pour les voyages scolaires :

  • Les écoles et les établissements scolaires ont obligation de signaler en amont des voyages à l’autorité académique. En lien avec les préfets, l’autorité académique pourra interdire un voyage si les conditions de sécurité ne sont pas remplies.

L’autorisation de sortie de territoire supprimée en 2013 est rétablie depuis le 15 janvier 2017. Elle concerne tout mineur qui voyage à l’étranger sans être accompagné de ses parents.

  • Les sorties scolaires occasionnelles (théâtre, sortie nature…) sont également autorisées. Elles ne nécessitent pas d’autorisations préalables auprès des autorités académiques.
  • Toute manifestation autorisée par la préfecture (salons, compétitions sportives…) est de fait accessible aux scolaires.

Dans les établissements scolaires

Tous les EPLE doivent avoir mis en place un  plan PPMS (Plan Particulier de mise en sécurité). Depuis avril 2017 est imposée la distinction de deux PPMS, l’un consacré aux risques majeurs naturels ou industriels, l’autre aux menaces d’attentat-intrusion.

La sécurité est très importante, d’autant plus le nombre de personnes à gérer est grand. Il faut différencier ce qui est du quotidien du plus exceptionnel.

Avec les vagues d’attentats et Vigipirate, la fouille visuelle des sacs est devenue quasi systématique. Mais une bonne connaissance de son établissement est indispensable. Voici les étapes incontournables pour la mise en place d’un PPMS :

1/ Faire un état des lieux, un diagnostic de l’existant.

2/ Mettre en place un protocole à l’aide du CHST de l’établissement et prendre contact avec les services de l’état nécessaire notamment pour tout ce qui touche les infrastructures.

3/ Mettre en place le PPMS et le faire valider par l’autorité compétente.

4/Informer et former la communauté éducative

Notamment pas de l’affichage, des exercices de simulation, de la formation aux premiers secours etc…

 

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L’obligation scolaire

Comme chacun sait l’école est obligatoire de 6 ans à 16 ans.  Cela ne signifie pas que les + de 16 ans ne sont soumis à aucune obligation. Voici quelques explications :

Histoire de l’obligation de scolarité

1936 : la loi Jean Zay repousse l’obligation à 14 ans

1945 : le plan Langevin-Wallon envisage de la porter à 18 ans

1959 : la réforme Berthoin l’établit à 16 ans

On retrouve l’idée d’une scolarisation obligatoire dans tous les grands textes internationaux : la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948),  la Déclaration des droits de l’enfant (1959); la Convention de l’ONU sur les droits de l’enfant (1989), la Charte des droits fondamentaux de l’union européenne (2000).

L’obligation de scolarité

Il faut différencier deux choses : l’obligation de scolarité (qui est donc bien obligatoire de 6 ans à 16 ans ) et l’obligation d’assiduité.

L’État doit garantir l’exercice de deux droits importants : celui des enfants de recevoir une instruction de qualité : le droit à l’éducation, et celui des parents de choisir le mode d’instruction de leur enfant : la liberté de l’enseignement. La scolarité au sein d’un établissement scolaire n’est donc pas une obligation. Seule l’instruction l’est. Pour cela, 3 possibilités sont offertes aux familles :

Passé 16 ans, l’élève reste soumis à l’obligation d’assiduité. A partir du moment où il s’est inscrit dans une formation, il doit la terminer et être assidu.

L’obligation dans la loi

  • Article L:  L’instruction est obligatoire pour les enfants des deux sexes, français et étrangers, entre six et seize ans. La présente disposition ne fait pas obstacle à l’application des prescriptions particulières imposant une scolarité plus longue.
  • Article L :  Le droit de l’enfant à l’instruction a pour objet de lui garantir, d’une part, l’acquisition des instruments fondamentaux du savoir, des connaissances de base, des éléments de la culture générale et, selon les choix, de la formation professionnelle et technique et, d’autre part, l’éducation lui permettant de développer sa personnalité, d’élever son niveau de formation initiale et continue, de s’insérer dans la vie sociale et professionnelle et d’exercer sa citoyenneté. Cette instruction obligatoire est assurée prioritairement dans les établissements d’enseignement.

  • Article L131-2 : L’instruction obligatoire peut être donnée soit dans les établissements ou écoles publics ou privés, soit dans les familles par les parents, ou l’un d’entre eux, ou toute personne de leur choix. Un service public de l’enseignement à distance (CNED) est organisé notamment pour assurer l’instruction des enfants qui ne peuvent être scolarisés dans une école ou dans un établissement scolaire.
  • Article L131-3 : Le versement des prestations familiales afférentes à un enfant soumis à l’obligation scolaire est subordonné aux conditions fixées par les dispositions des articles L et L du code de la sécurité sociale ci-après reproduites : (…)
  • Article L131-5  : Les personnes responsables d’un enfant soumis à l’obligation scolaire définie à l’article L doivent le faire inscrire dans un établissement d’enseignement public ou privé, ou bien déclarer au maire et à l’inspecteur d’académie, (…), qu’elles lui feront donner l’instruction dans la famille. Dans ce cas, il est exigé une déclaration annuelle.

Que faire en cas de non-respect de cette obligation ?

Selon l’article L131-8 modifiée par la loi du 14/03/2016, lorsqu’un enfant manque momentanément la classe, les personnes responsables doivent, sans délai, faire connaître au chef d’établissement les motifs de cette absence.

  • Les seuls motifs réputés légitimes sont  : une maladie de l’enfant, une maladie transmissible ou contagieuse d’un membre de la famille, une réunion solennelle de famille, un empêchement résultant de la difficulté accidentelle des communications, une absence temporaire des personnes responsables lorsque les enfants les suivent. Les autres motifs sont appréciés par l’inspecteur d’académie. Celui-ci peut consulter les assistantes sociales agréées par lui, et les charger de conduire une enquête, en ce qui concerne les enfants présumés réfractaires.

Le chef d’établissement  saisit l’inspecteur d’académie afin qu’il adresse un avertissement aux personnes responsables de l’enfant et leur rappelle les sanctions pénales dans les cas suivants :

1° Lorsque, malgré son invitation du directeur, ils n’ont pas fait connaître les motifs d’absence de l’enfant ou qu’ils ont donné des motifs d’absence inexacts ;

2° Lorsque l’enfant a manqué la classe sans motif légitime ni excuses valables au moins quatre demi-journées dans le mois. Lorsque le  chef d’établissement saisit l’inspecteur d’académie afin que celui-ci adresse un avertissement aux personnes responsables de l’enfant, dans les cas prévus aux deux alinéas précédents, il en informe le maire de la commune dans laquelle l’élève est domicilié. L’inspecteur d’académie saisit le président du conseil général des situations qui lui paraissent justifier la mise en place d’un contrat de responsabilité parentale prévu à l’article L du code de l’action sociale et des familles. Il communique au maire de la commune la liste des élèves de la commune pour lesquels un avertissement tel que défini au présent article a été notifié. (…)

Les conséquences du non-respect de l’obligation de scolarité 

Selon les des articles L et L442-2, tout manquement à cette obligation par les parents d’un enfant ou toute personne exerçant à son égard l’autorité parentale ou une autorité de fait de façon continue, de ne pas l’inscrire dans un établissement d’enseignement, sans excuse valable et de ne pas dispenser à l’enfant un enseignement obligatoire et suivi,  est puni de six mois d’emprisonnement et d’une amende de 7500 euros.

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Le DNB version 2018

Hier est paru au BO du 27 novembre 2017 les modifications rentrant en vigueur dès le mois de juin prochain pour le brevet des collèges 2018. A 7 mois de l’échéance, ces changements ont de quoi paniquer les parents, les élèves et les profs !

 

Les changements

Voici les changements opérés par rapport à la version 2017 :

  • Un retour en arrière notable avec la séparation de l’épreuve de français et d’histoire-géographie.
  • La grammaire de nouveau au programme en français
  • Un barème, non plus sur 700 points mais sur 800, favorisant les disciplines dite classiques : Français et maths représentent à eux seuls la moitié des points de l’ensemble des épreuves finales.
  • Reste avec un ratio contrôle continu/épreuves finales de 50/50, il est toujours possible pour un élève de rater les épreuves et d’avoir son brevet grâce au contrôle continu.
  • L’épreuve orale est maintenue et pourra porter sur l’histoire des arts. Ce n’est pas vraiment une nouveauté car les élèves pouvaient présenter un parcours PEAC.

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