Le bingo du 1e jour de la rentrée du PP de 6e

Les vacances se terminent et beaucoup d’entre nous reprennent demain le chemin du collège. 

Mais Lundi, Lundi, ce sera le grand jour pour des milliers de jeunes padawans de 6e et une interminable journée pour leurs valeureux  et patients professeurs principaux, qui tels une cane guidera son troupeau de cannetons dans leur nouvelle vie de collégiens.

Beaucoup de bingo de pré-rentrée circulent sur différents sites de professeurs. Alors je me suis dit pourquoi ne pas en faire un spécial jour de la rentrée. Il peut parfaitement d’adapter à d’autres niveaux.

bingo pp6e

Amusez-vous bien et bonne rentrée à tous !

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Intégrer les vacances scolaires à un agenda

La fin des vacances approchent et quoi de mieux pour se motiver que de connaitre les dates des prochaines vacances. Il suffit qu’elles apparaissent toutes seules sur l’agenda du téléphone.

Cela est valable aussi bien sur téléphone, sur PC ou tablette. Comme les agendas sont de plus en plus synchronisés sur les différents appareils, cela permet d’avoir toujours son agenda sous la main.

Comment procéder ?

1/ Il faut d’abord récupérer sur le site du ministère le calendrier désiré. Le format « iCalendar » (« iCal » pour les intimes) est un standard dédié aux données d’agenda. Les fichiers de ce type se terminent par l’extension « .ics » ou « .ical ».

L’intégration de l’agenda n’est possible que sur PC. L’application Agenda sous Androïd ne permet pas d’intégrer directement d’autres agendas.

 

Pour cela cliquer sur Télécharger

2/ L’importer dans l’agenda

Ouvrir l’application agenda. Ici ce sera Google Agenda.

Là il y a deux méthodes possibles : soit on importe directement le fichier (Méthode 1), soit à partir de l’URL (Méthode 2).

Méthode 1 : A partir du fichier

  • Choisir Importer

  • Choisir le fichier sur votre ordinateur et valider. Le fichier s’ouvrira et installera tout seul les dates des vacances sur votre agenda. Il suffit de le synchroniser ensuite.

Méthode 2 : A partir de l’URL (a privilégier à la méthode 1)

  • Copier le lien URL du calendrier
  • Cliquer sur « A partir de l’URL »
  • Coller l’URL

Sur le blog de Julien Delmas, on trouve également au même format le calendrier des jours de paie de l’Education Nationale. Il suffit de suivre la même procédure.

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Le PPCR

Le PPCR (parcours professionnels, carrières et rémunérations)  rentre en vigueur cette année. Dès cet été, certains professeurs ont reçu un mail les avertissant que cette année, ils allaient avoir un rendez-vous de carrière.

C’est une grande nouveauté qui s’applique à toute la fonction publique.

Le PPCR, qu’est ce que c’est ?

Pour les enseignants, il remplace l’ancienne évaluation professionnelle jusqu’alors faite d’une note administrative et une note pédagogique. Le décret  d’application est paru dans le JORF n°0108 du 7 mai 2017du 7 mai 2017.  Il s’agit du décret n° 2017-786 du 5 mai 2017 modifiant divers décrets portant sur le statut particulier des personnels enseignants et d’éducation du ministère chargé de l’éducation nationale.

Afin de répondre aux multiples questions se posant sur le PPCR et les changements qu’il apporte, le MEN a publié un guide disponible ci-dessous.

2017_guide_evaluation_1sept p1

Qui est concerné ?

Tous les professeurs ayant plus de 2 ans d’ancienneté aux 6e, 8e et 9e échelon. Il permet d’accéder à la hors classe et à la classe exceptionnelle. Il a pour but de favoriser une avancée de carrière équitable pour tous « en facilitant » l’accès à la hors classe.

Ce que dit le texte pour un certifié de classe normal :

« Art. 30-3.-Le professeur certifié bénéficie de trois rendez-vous de carrière dont l’objectif est d’apprécier la valeur professionnelle de l’intéressé. Ils ont lieu lorsque au 31 août de l’année scolaire en cours :
« 1° Pour le premier rendez-vous, le professeur certifié est dans la deuxième année du 6e échelon de la classe normale ;
« 2° Pour le deuxième rendez-vous, le professeur certifié justifie d’une ancienneté comprise entre 18 et 30 mois dans le 8e échelon de la classe normale ;
« 3° Pour le troisième rendez-vous, le professeur certifié est dans la deuxième année du 9e échelon de la classe normale. »

Le Rendez-vous de carrière

 

Le rendez-vous de carrière se  passe en 3 étapes

Au préalable, il faut remplir un questionnaire à renvoyer à l’IPR.

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Selon la discipline ou la fonction, le déroulement diffère un peu.

 

 

1/ Une inspection, l’inspecteur
2/ Un entretien avec l’inspecteur qui a conduit l’inspection
3/ Un entretien avec le chef d’établissement  (qui peut s’appuyer sur le document suivant pour l’entretien) 3 semaines plus tard.

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Bon courage à tous ceux qui effectueront leur premier rendez-vous de carrière cette année.

 

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Le dossier pour l’épreuve orale du PERDIR

Si vous êtes arrivés sur cette page, c’est que comme moi, vous venez de passer les épreuves écrites du PERDIR (Personnel de Direction de l’Education Nationale) et que vous aussi vous vous posez plein de questions pour la suite.

Le résultat de l’admissibilité sera connu le 2 mars 2018 et le dossier de présentation pour l’oral est à rendre pour le 16 mars 2018.

La 2e partie de ce concours se compose d’un dossier de présentation et d’une prestation orale d’1h.

Le dossier de présentation

Il faut le voir comme la construction d’un projet professionnel et non pas comme un bilan de carrière. Il sert à montrer comment on envisage la suite, que le passage de ce concours est la suite logique de notre carrière (voir le rapport du jury 2017). Il est lu par tous les membres de la commission d’oral et  permet de  nourrir l’entretien. Sa présentation doit donc être très soignée puisque c’est la  première image  que donne de lui le  candidat. Il permet de mettre en avant  son parcours professionnel,  ses motivations et  sa capacité à aller l’essentiel.

Il est téléchargeable ici  . Voici également le guide d’accompagnement pour le préparer:

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Il est composé d’un CV de maximum 2 pages, d’une lettre de motivation (2 pages maxi) et d’un rapport d’activités de 3 pages maxi. Il est à renvoyer  selon les contraintes suivantes :

  • Il doit être dactylographié (il suffit de compléter le document Word)
  • La police de caractères à utiliser : Arial taille 11 ou Times New Roman taille 12
  • Il doit être relié
  • Une copie doit être conservée par le candidat.
  • Il ne faut l’envoyer qu’une fois les résultats d’admissibilité connus.

La difficulté de l’exercice est d’arriver à éviter les redondances entre les trois documents. Ils doivent pas être juxtaposés mais liés entre eux.

Le CV

Pour le CV, il n’y a pas de grosses difficultés en vue, il suffit de reprendre son expérience professionnelle, ses diplômes et certification et de remplir le tableau.

La lettre de motivation

Pour la lettre de motivation, cela est beaucoup moins évident : il faut déjà se projeter en chef d’établissement et dire en quoi, il vaut mieux vous choisir vous en CE qu’un autre candidat. Et pour cela, il faut avoir déjà réfléchi aux raisons pour lesquelles on se lance dans cette aventure et qu’elle type de chef on souhaiterait être. Il faut savoir se « vendre » tout en évitant d’apparaître prétentieux.

Le rapport d’activités

Je pense que c’est la partie la plus compliquée à remplir. Il ne doit en aucun cas être une copie du CV, mais il réclame également d’avoir de l’expérience, du contenu pour le rendre intéressant.

  • Il faut veiller à ne pas faire une liste d’activités ou projets
  • Il faut bien choisir ce qu’on veut mettre en avant. Pour cela, on peut choisir de les présenter par axe, par thématique etc…
  • Il n’est pas nécessaire d’absolument tout détailler. Cela permet de laisser des ouvertures guidées pour le jury.

L’épreuve orale

Elle est organisée de la façon suivante :

Présentation  du candidat

Elle doit durer 15 minutes maxi. Il ne s’agit pas de raconter sa carrière mais d’expliquer le cheminement qui nous a amené ici. Afin d’être rassuré et plus à l’aise le jour de l’oral, il vaut mieux avoir construit le plan de cette intervention bien en amont mais pas en même temps que le dossier. Cela permet de prendre du recul, de la hauteur par rapport au dossier et de notre projet professionnel. Cela évite aussi l’effet « Lecture de prise de notes » le jour J.

L’entretien

L’entretien n’est pas une suite de questions/réponses. C’est une conversation entre professionnels.

Le jury invite le candidats à préciser ou compléter certains de ses propos de son dossier et/ou de sa  présentation et lui propose des questions liées à des cas concrets.

Avec le stress, difficile de ne pas se précipiter pour répondre et de prendre le temps de réfléchir. Notre façon de traiter ces questions donne au jury un aperçu de ce que pourrait être nos réactions et nos décisions sur le terrain.

 

Voilà, j’espère que ce petit article vous aura éclairé. Sinon n’hésitez pas à laisser vos questions en commentaire.

 

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Les consignes de sécurité en établissement scolaire

Je continue mes révisions…Et je me rends compte que finalement le PPMS et tout ce qui est lié au risque peut tomber comme sujet. Voici donc le fruit de mes recherche :  le ministère a publié sur Eduscol des consignes de sécurité applicables dans les établissements relevant du ministère de l’Éducation nationale.

Quatre guides ont été édités dont deux nous intéressent plus particulièrement :

  • un guide à destination des parents des collégiens et lycéens
  • un guide à destination des chefs d’établissement

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Pour les voyages scolaires :

  • Les écoles et les établissements scolaires ont obligation de signaler en amont des voyages à l’autorité académique. En lien avec les préfets, l’autorité académique pourra interdire un voyage si les conditions de sécurité ne sont pas remplies.

L’autorisation de sortie de territoire supprimée en 2013 est rétablie depuis le 15 janvier 2017. Elle concerne tout mineur qui voyage à l’étranger sans être accompagné de ses parents.

  • Les sorties scolaires occasionnelles (théâtre, sortie nature…) sont également autorisées. Elles ne nécessitent pas d’autorisations préalables auprès des autorités académiques.
  • Toute manifestation autorisée par la préfecture (salons, compétitions sportives…) est de fait accessible aux scolaires.

Dans les établissements scolaires

Tous les EPLE doivent avoir mis en place un  plan PPMS (Plan Particulier de mise en sécurité). Depuis avril 2017 est imposée la distinction de deux PPMS, l’un consacré aux risques majeurs naturels ou industriels, l’autre aux menaces d’attentat-intrusion.

La sécurité est très importante, d’autant plus le nombre de personnes à gérer est grand. Il faut différencier ce qui est du quotidien du plus exceptionnel.

Avec les vagues d’attentats et Vigipirate, la fouille visuelle des sacs est devenue quasi systématique. Mais une bonne connaissance de son établissement est indispensable. Voici les étapes incontournables pour la mise en place d’un PPMS :

1/ Faire un état des lieux, un diagnostic de l’existant.

2/ Mettre en place un protocole à l’aide du CHST de l’établissement et prendre contact avec les services de l’état nécessaire notamment pour tout ce qui touche les infrastructures.

3/ Mettre en place le PPMS et le faire valider par l’autorité compétente.

4/Informer et former la communauté éducative

Notamment pas de l’affichage, des exercices de simulation, de la formation aux premiers secours etc…

 

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Insultes ou agression d’un agent de la fonction publique

Il arrive, au sein d’un établissement scolaire qu’un adulte soit victime d’agression ou d’insultes faites par un élève ou un membre de sa famille. Que disent les textes et comment un chef d’établissement peut-il agir ?

Les textes

Le Code pénal – Article 433-5

“Constituent un outrage puni de 7 500 euros d’amende les paroles, gestes ou menaces, les écrits ou images de toute nature non rendus publics ou l’envoi d’objets quelconques adressés à une personne chargée d’une mission de service public, dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de sa mission, et de nature à porter atteinte à sa dignité ou au respect dû à la fonction dont elle est investie.
Lorsqu’il est adressé à une personne chargée d’une mission de service public et que les faits ont été commis à l’intérieur d’un établissement scolaire ou éducatif, ou, à l’occasion des entrées ou sorties des élèves, aux abords d’un tel établissement, l’outrage est puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende.”

 La loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires :

“La collectivité publique est tenue de protéger les fonctionnaires contre les menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations ou outrages dont ils pourraient être victimes à l’occasion de leurs fonctions, et de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté” .

Les démarches à faire par la personne visée

1. Porter plainte (et non pas déposer une main courante) auprès d’un officier de police judiciaire de la compétence du lieu de travail, pour “outrage à personne en charge d’une mission de service public dans une école”.

2. Informer le plus rapidement possible, par écrit,  le chef d’établissement

3. Demander la protection statutaire.

3. Faire établir un certificat médical initial en cas d’agression physique.

4. Remplir la déclaration d’accident de service.

5. Envoyer la demande de protection statutaire, la plainte, le certificat médical initial et la déclaration d’accident de service (2 exemplaires) au recteur, par voie hiérarchique.

Et que se passe-il ensuite ?

Le recteur saisit par écrit le procureur de la République en lui demandant d’engager une procédure judiciaire contre l’auteur de l’agression ou contre X. Il propose à l’agent une liste d’avocats ayant conclu un partenariat avec le rectorat, notamment pour le montant des honoraires et les modalités de la défense. De plus, il informe par écrit la victime concernée de la procédure à suivre.

Le rôle du chef d’établissement

Le chef d’établissement doit prendre les mesures nécessaires à la mise en sécurité du fonctionnaire.

  • Il prend contact avec la famille s’il s’agit d’un élève et  prend des mesures disciplinaires à l’encontre de l’élève coupable (excuses du coupable, convocation de la famille, mise en œuvre d’un contrat moral avec l’élève, procédure disciplinaire à son encontre…).
  • S’il s’agit d’un adulte (parents d’un élève, autres majeurs), il doit se donner les moyens de le convoquer pour l’informer des conséquences de son acte.
  • Depuis le 1e septembre 2011, une application automatique des procédures disciplinaires prévues. Dans  les cas cités ci-dessous, le chef d’établissement sera tenu de saisir le conseil de discipline
  1. lorsque l’élève est l’auteur de violence verbale à l’égard d’un membre du personnel de l’établissement ;
  2. lorsque l’élève commet un acte grave à l’égard d’un membre du personnel ou d’un élève ;
  3. lorsqu’un membre du personnel de l’établissement a été victime de violence physique.

Dans un prochain article, nous verrons les procédures disciplinaires.0