Un déménagement pas royal du tout : épisode 2

Voici la suite de mon déménagement de rêve…

Pour rappel, je devais déménager le 25 juillet, cela a été annulé la veille et reporté au samedi 27 juillet au matin puis à 16h.

Samedi 27 juillet

15h45 : Coup de téléphone

-« Bonjour ! C’est les déménageurs  (voix enjouée). Je vous appelle car on ne viendra pas aujourd’hui. On a du retard.

-Pardon ????!!!

-Oui, on est sur un autre déménagement mais promis on sera là demain matin à la fraîche.

-C’est à dire ??!!!

-Je vous promets on est là demain matin à 6h. On fait le chargement le matin et on livre vers 16h.

-Mais le camion pourra circuler ??? »

Si je pose cette question, c’est qu’en période de chassé-croisé, les camions de plus de 7,5T n’ont pas le droit de circuler le week-end.  Je vous rappelle que je fais appelle à des professionnels et que le correspondant de Bourges m’a parlé d’un camion…. .

-Oui oui, il fait moins de 3,5T. »

A ce moment-là, d’un côté je suis soulagée de ne pas avoir à faire la route de nuit, de l’autre, même si je suis agacée de ces multiples contre-temps, je n’ai pas trop le choix.

Pour la énième fois, je remets mon matelas dans ma chambre. Je file voir mon propriétaire pour lui dire qu’il me garde une nuit de plus. Gentiment il me demande si j’aurai encore de l’électricité. Cela n’était pas prévu mais oui ! Quand j’ai voulu résilier EDF en ligne c’était trop tôt pour eux et après j’ai oublié de le faire….Heureusement ! Du coup, j’ai encore l’électricité, l’eau chaude et…Internet !

Comme la veille, je file me chercher de quoi déjeuner demain matin.

Dimanche 28 juillet…..6h

Tout est prêt…..

Personne….Ma soeur Anne ne vois-tu rien venir ???

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Dimanche 28 juillet….7h

Toujours rien. Je rappelle les déménageurs. Qui me disent qu’ils sont à Vierzon et qu’ils seront là d’ici 30 min…Ce déménagement n’a toujours que 3 jours et 1h 30 de retard et toujours pas de geste commercial en vue….

Dimanche 28 juillet…. 7h35

Un premier fourgon arrive conduit par un monsieur ne maîtrisant visiblement pas le gabarit dudit fourgon. J’avais demandé 25m3. Ils sont venus avec 2 fourgons…On est loin du camion de déménagement attendu, mais cela explique qu’il puisse circuler un dimanche de chassé-croisé.

Des déménageurs du dimanche

L’attaché commercial m’avait dit que les gars seraient vaillants. Ils l’étaient…Quand à être des professionnels, c’est une autre histoire. Quatre gars d’origine africaine sont descendus, le plus gringalet avec son gilet chronopost sur le dos.

Les 4 ont autant d’expérience en déménagement qu’une équipe de joueurs d’échecs. Il n’y a que 3 couvertures sales pour 2 fourgons et aucune ne servira à couvrir et protéger mes meubles comme le contrat le prévoit. La seule table qui sera protégée sera ma petite table allemande avec un plateau en verre que j’ai moi-même recouverte d’un plaid.

J’ai du dire à chacun des quatre gars de ne pas oublier ma machine à laver dans la salle de bain…

Au lieu de commencer par embarquer les gros meubles, ils ont commencé par les cartons. Les cartons sont portés sans ménagement ni aucun intérêt pour les mentions fragiles. L’un des cartons est énorme est lourd. Je n’ai pas eu le choix car il regroupe la plaque chauffante et la hotte qui ne rentraient pas dans des cartons standard. Ils ne m’ont pas écouté…Le plus frêle d’entre eux a voulu le porter seul, il a manqué de se le faire tomber sur les pieds…Heureusement que le « chef » est arrivé à la rescousse.

Le chef me dit que tout ne rentrera pas et me demande quelle est ma priorité. Je réponds les meubles….Je crois que j’aurais aussi vite fait de ne rien répondre vu qu’ils ont continué à charger les cartons. Le camion est chargé en dépit du bon sens. Il n’y a aucune optimisation de l’espace, aucun soin. Le premier fourgon est rempli. Il reste encore plein de choses à charger…J’angoisse. L’un d’eux porte le carton contenant la télévision d’une main comme si il s’agissait d’un paquet de biscuits; le troisième a toutes les peines à manœuvrer le pauvre Peugeot Boxer pour le rentrer devant chez moi (alors que le livreur de bois rentrait à l’aise son camion avec les 5 stères de bois). Je suis à deux doigts de lui dire que je vais la faire moi la manœuvre !

Mes affaires  dont les meubles sont bourrés sans ménagement dans ce fourgon. Une fois plein. Le « chef me demande l’adresse de livraison et …la route à prendre. Je n’ai toujours pas vu ni signé la moindre lettre de voiture.

La lettre de voiture est un document contractuel obligatoire prévu par la législation française. L’article 6 de l’arrêté du ministère de l’équipement et des transports, prévoit que « les transports de déménagement, c’est-à-dire les transports de meubles ou d’objets mobiliers effectués au départ ou à destination d’un garde-meubles et, lorsque l’expéditeur est également le destinataire, les transports de meubles ou d’objets mobiliers usagés en provenance et à destination d’un local d’habitation ou d’un local à usage professionnel, donnent lieu à établissement d’une lettre de voiture de déménagement ».

Il m’annonce qu’il ne prendra pas l’autoroute car la route est bonne et qu’il économise ainsi le péage. On regarde son trajet sur….Google maps…

 

Le camion et mes affaires prennent la route du Sud-ouest….ce n’est pas pour autant que l’histoire se termine là…..Article à venir

 

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Un déménagement pas royal du tout : épisode 1

Dernièrement j’ai du déménagé comme des milliers de personnes dans le monde. Mais je pense que peu de personnes ont vécu un déménagement aussi mouvementé et plein d’imprévus et d’amateurisme.

La dernière fois que j’ai du déménagé, j’avais fait appel à un déménageur pratiquant le groupage. C’est à dire que mes 20m3 permettaient de finir de compléter un camion à moitié vide d’un autre déménagement se trouvant dans ma zone géographie. Cela permet de baisser les coûts et rentabilise les trajets. Tout c’était bien passé même si les déménageurs parlaient mieux roumain que français.

Cette fois, j’ai voulu faire pareil. Mais je n’ai pas retrouvé l’entreprise. Google étant un ami (qui ne vous veut pas forcément du bien), j’ai trouvé un site proposant des devis de différents déménageurs tous agréés ou conseillé par l’officiel du déménagement, ce qui me semblait une valeur sûre. 

Le choix délicat

Après avoir reçu différent, il restait 2 entreprises sur ma liste, une entreprise familiale de la région toulousaine et DEMEFRANCE qui avait un correspondant local dans ma ville. L’Education Nationale n’étant pas très généreuse et n’avançant pas les frais de déménagement, j’ai choisi celui me proposant les meilleurs facilités de paiement.

Tout avait bien commencé. Le tarif correspondait à ce que j’avais payé 5 ans avant pour la même distance malgré un cubage légèrement plus important de 5m3. J’ai choisi la formule éco, car le démontage des meuble et la mise en cartons étaient faites par mes soins.

La date prévue est le 25 juillet 2019 pour le chargement et le 26 juillet 2019 pour la livraison. L’heure de venue du camion devant m’être préciser quelques jours avant.

J-7

Je reçois comme convenu le mini pack cartons contenant 5 grands cartons, 2 petits, 1 rouleau de scotch et 1 housse de matelas directement livré à la maison.

Mercredi 24 juillet….Le début du cauchemar

10h : Tout est emballé. Je suis prête pour le déménagement. Coup de téléphone de la logistique : 

« – Bonjour Madame ! Mauvaise nouvelle votre déménagement ne se fera pas demain !

-Pardon ?

– Oui, avec la canicule on a du retard à cause d’un déménagement de 63m3 au 5e étage avec un ascenseur en panne. Mais on peut trouver une autre date pour vous….(Il y a plutôt intérêt oui !) Hummm…Samedi matin ça vous irait (cela m’arrange pas vraiment car je suis invitée chez des amis, mais bon pas le choix).

– Vous êtes sûre que c’est bon pour samedi matin ?

– Oui, oui

-Et la livraison est pour quand ?

-Euh…je ne sais pas je vais me renseigner… »

Alors déjà prévenir d’une annulation 24h avant c’est moyen, mais en  plus ne pas avoir sous la main toutes les informations à donner au client c’est pire ! On dirait une stagiaire !

« -Bon alors la livraison se fera dimanche

-ok. Donc il faut refaire les autorisations de stationnement.

-ah ben oui….je vous envoie un mail de modification des dates »

14h30….Toujours pas de mail. Je rappelle le correspondant local qui est tout surpris de cette annulation. Il m’assure que j’aurai le mail d’ici 1h.

16h ….Toujours pas de mail…Je le rappelle. Il passe une soufflante et m’assure que je vais recevoir le mail d’ici 5 min…ce qui sera le cas. Je lui fais part de mon mécontentement sur le non professionnalisme de cette dame. Il m’assure que les déménageurs seront vaillants et costauds et s’étonne lui aussi de la livraison le dimanche car…c’est un week-end de chassé-croisé et les camions n’ont pas le droit de circuler.

Vendredi 26 juillet

J’ai raté le matin l’appel m’indiquant l’heure de venue des déménageurs. Je ne vois qu’à 18h le mail m’annonçant que les déménageurs seront là à….16h.

On est loin du samedi matin ! Cela veut dire que je vais devoir faire Bourges Bordeaux de nuit avec un chat pas habitué à la voiture en ayant fait le ménage et l’état des lieux à pas d’heure pour réceptionner aux aurores mon chargement. Non seulement je rate la chouette invitation à laquelle j’étais ravie d’aller mais en plus je vais devoir rouler de nuit…Un pur bonheur…

Samedi 27 juillet

Je file faire une ou deux courses pour manger le midi et pique niquer en route. Depuis lundi, ayant vendu mon lit, je dors sur un matelas par terre. Certes il est confortable mais l’enlever et le remettre dans la chambre à chaque annulation devient lassant…Je fais du camping chez moi…Heureusement que mon propriétaire est cool et que j’ai donc un toit sur la tête.

Tout est prêt….Rideaux défaits, meubles démontés, trajets à la décheterie ok….J’attends 16H.

15h45….Article à venir !

 

 

 

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Tic et à Tac à la capitale bordelaise

Ces derniers temps, j’ai pas mal écrit sur ma découverte du monde en stéréo. L’adoption de Tic et Tac étant effective, il était temps d’affronter la grande ville,ma ville natale : Bordeaux.

Début du voyage

On a commencé notre excursion par être coincées par un bouchon sur l’A63 par deux accidents sérieux mais sans blessés heureusement. Pour ne pas avoir à galérer pour se garer en ville nous nous sommes garées à la fac Bordeaux III, près de l’arrêt de tram. Cela fait toujours un peu bizarre de traverser la fac presque 18 ans après.

Après avoir acheter une tickarte 10 voyages et compris le fonctionnement du nouveau composteur, direction le centre-ville. Il y a plein de sons nouveaux dans le tram pour moi et on découvre tout ce qui a fermé/ ouvert depuis notre dernière venue.

Premier arrêt

Notre première destination est le restaurant vietnamien, le Phood. Ils ont changé la déco et modifié la carte…et les tarifs ! C’est toujours aussi bon mais à presque 5€ la bière Saïgon, je décide de m’en passer ! La salle est petite et donc bruyante, je dois, du coup, couper le micro. Mais mon bo bun est très bon.

Balade Bordelaise

Après manger, on déambule dans les rues du vieux Bordeaux. C’est très chouette de retrouver ma ville natale.

Un peu de lèche-vitrine et d’essayage de bonnets pour me trouver un nouveau couvre-chef adapté à Tic et Tac. Je n’ai définitivement pas une tête à bonnets. La mode n’est décidément pas très portable : Qui porte pour un réveillon ou une soirée un peu classe, une combinaison en velours noir plus proche du babygros que de la tenue de bal. Ce n’est pas très joli, sûrement inconfortable et pas du tout pratique pour aller aux toilettes. Et en plus, si tu n’as pas la taille mannequin,tu as juste l’air de porter un costume de carnaval à pas cher !
La foule de la rue Sainte Catherine m’obligera à couper plusieurs fois mon micro . Puis la F**C, où nous passerons un petit moment à bouquiner.

Lectures à la F**C

J’ai passé un bon moment à regarder les DVD en promotion, pour finalement me dire que finalement le streaming me suffit. Direction donc le coin manga, où il y a des sièges pour lire. J’ai choisi Platinium End.

L’histoire 
Mirai est un orphelin maltraité qui tente de se suicider car il ne pourra jamais être heureux.
Il saute du toit d’un immeuble. Mais il est sauvé de justesse par Nasse, une Ange qui lui offre trois pouvoirs spéciaux et fait de lui l’un des 13 candidats au poste de Dieu. L’ange s’avère ne pas être si angélique et être candidat au poste dieu n’est pas de tout repos et sans danger. Très chouette manga en 9 tomes en cours de publication mais pas adapté en collège.

On finit nos livres et partons en plein délires d’essayages de couvre-chefs aux Galeries Laf*****e. Cela va du bonnet « Jean-Claude Dusse » qui contre toute attente ne se révèle pas si mal que ça au bonnet Madame Irma et au chapeau de mémé .

Notre plus gros fou-rire étant le bonnet dit « Alien ». La matière n’est ni confortable ni agréable. L’aspect fait peur et l’allure avec….comment dire….On dirait des préservatifs sur pattes ! Affreux !

Bonnet Alien/sirène 2019

Mais il est temps de filer vers le cinéma afin de ne pas rater la séance du film en version originale. Certaines vitrines de mode sont flippantes dont une avec trois mannequins vêtues de pulls moches imprimés léopard bizarre violet, orange, rouge ou vert, assortis avec des pantalons rose, vert pétard, bleu électrique. On dirait les tenues des méchants dans Jem et les hologrammes!

Cinéma en VO

L’avantage d’aller au cinéma dans une grande ville, c’est qu’il y a du choix au niveau des films en version originale et pas uniquement sur une seule séance. Nous avons donc décidés d’aller voir le Retour de Mary Poppins.

Le film est une suite du premier. On retrouve Michael et Jane adulte. Michael est veuf, père de 3 enfants. Jane est une ardente travailliste. Lorsque la banque menace de saisir la maison familliale, Mary Poppins apparaît pour s’occuper des enfants Banks. Le film suit la trame du premiers films dans l’utilisation des techniques. Il ferait une très bonne comédie musicale en live. Il y a de nombreux clins d’oeil au premier film, mon préféré étant la présence de Dick Van Dyck (Bert dans le 1e). A 93 ans quelle forme, j’aimerai danser aussi bien à son âge ! Bref le film est plutôt réussi.

Mollat, mon amour

Impossible pour une amoureuse des livres comme moi de passer une journée à Bordeaux sans faire un saut chez Mollat.

Pour les non Bordelais, c’est LA librairie indépendante de Bordeaux. Vu l’heure tardive, le passage sera rapide, mais j’ai eu le temps de craquer sur le tome 3 du Loup en Slip (article à venir). Je prends plein de notes en référence pour une prochaine commande pour le CDI.

Pizza entre amies

Dernière étape de notre journée bordelaise. Je commence un peu à fatiguer. J’ai beaucoup joué du bouton marche/arrêt du micro. La foule me fatigue. Il est temps d’aller voir Manuela. En se rendant chez elle, on réalise un des gros avantages de vivre à la ville : tu peux te faire livrer ce que tu veux à manger. Enfin presque. La 1e pizzaria nous annoncera d’un air sinistre qu’elle ne livre pas notre secteur et que non, elle ne sait pas qui peut assurer les livraisons. Nous portons notre choix sur deux pizzas, une à pâte fine, une à pâte épaisse. A la livraison, surprise…La pâte fine n’a de fine que le nom et la pâte épaisse ressemble à un gâteau brioché !

C’est le moment où la pile de Tic choisit de dire qu’elle est en fin de vie. Heureusement que dans mon sac à main, j’ai de quoi résoudre ce problème. Je suis plutôt contente que cela ai lieu chez Manue et pas en plein rue ou tram.

Le retour

Il est temps de songer à reprendre la route. Dehors, il gèle. J’apprécie la chaleur de mes mitaines, mais mon bonnet habituel n’est pas très pratique avec Tic et Tac. J’ai sans cesse peur de les faire tomber par inadvertance en remettant mon bonnet en place. Je pense qu’un bandeau années 20 ou un chapeau iront mieux.

Retour en tram. Traversée de la fac de nuit. C’est drôle, il y a plus de monde qu’en journée. Cette traversée nous rend un brin nostalgique l’espace d’un instant. On récupère la rocade facilement, je n’ai pas perdue la main en orientation bordelaise. La route du retour sera nettement plus paisible que l’aller. Il y a peur de circulation. Mais avec la fatigue, les acouphènes apparaissent. Nous sommes sur une route de campagne où il faut faire gaffe aux bestioles suicidaires la nuit. La musique coupera court à mes acouphènes et aide à la détente du conducteur.

Bilan

Tic et Tac sont au top ! Je peux de nouveau tout faire y compris une grosse journée en ville noire de monde. Le bouton On/Off de Tic est mon meilleur ami ! C’était vraiment une très chouette journée à refaire !

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Bienvenue chez les entendants : épisode final

Après l’épisode du marché de Noël, il me reste plein de choses à tester avant de décider ou non de garder mes appareils. Et j’avoue que la dernière semaine, je l’ai ai testé à mort ! Au programme : cinéma, restaurant en grand groupe, shopping de Noël, spectacle de danse, surveillance de self et grand trajet !

Le cinéma

Maintenant que j’ai compris le fonctionnement du bouton permettant de couper discrètement le micro, et que l’appareil de droite corrige ma petite perte à droite sur les aigus, il est temps de refaire un test cinéma. La première fois, j’avais réalisé le test sur le film des Animaux fantastiques en VO, le sous-titrage servant d’aide. Cette fois-ci, j’ai choisi un film d’animation : Astérix et la potion magique

Le film est très chouette, on y retrouve bien l’esprit des premiers animés d’Astérix. Le son est clair et agréable….Le test est donc positif

Le restaurant en grand groupe

L’amicale de notre collège est très active et sympathique. Tous les ans, elle organise un repas au restaurant pour l’ensemble du personnel. Cela fait des années que je n’y vais plus à cause du bruit d’une quarantaine de personnes dont certaines parlent très fort. J’ai longtemps hésité à y aller mais la précédente expérience au restaurant s’étant avérée positive, je tente.

Evidemment cela ne serait pas drôle si les piles ne me jouaient pas des tours. Cela fait une semaine que je ne les ai pas changé….Et je passe tout mon lundi à me frotter le dessus de l’oreille gauche pour vérifier si le micro foncntionne. Il aura la bonne idée de biper le lundi soir. Donc un pile de changer, une !

Sauf que le mardi, l’appareil de droite n’a toujours pas réclamé de nouvelles piles. Je passe la journée à m’inquiéter du moment où la pile va lâcher…Est ce que ça va être en plein cours ? Non. Je ‘inquiète pour le restaurant le soir. Alors oui, je pourrais changer la pile avant d’y aller, mais au prix des fournitures, je les use jusqu’au bout. Ce sera finalement au restaurant que je devrais changer la pile.

Le bilan de la soirée est qu’il est agréable de pouvoir communiquer avec sa voisine de gauche malgré le bruit sans avoir à trop lire sur les lèvres et surtout sans avoir à réfléchir à quelle place se mettre à table. Le filtre anti-bruits des appareils est efficace….Si la pile a de l’énergie. C’est comme cela que j’ai su que je devais la changer. Ce changement de pile est très discrète et je crois que personne ne s’en ai rendu compte. Le bruit m’a certes fatiguée mais c’était tout à fait supportable.

Le spectacle de danse

A l’auditorium, passe un spectacle de danse que j’ai déjà vu mais qui est magique. Il allie danse et numérique. Et c’est une occasion de plus de tester mes appareils dans une salle de spectacle. Il s’agit de Pixels. Si vous avez l’occasion d’y aller, courrez-y !

C’est ma première salle de spectacle avec des oreilles bioniques. Le son est top mais je suis obligée de couper le micro plusieurs fois au cours du spectacle car avec les effets de lumière, le mal de mer revient. Mon cerveau n’arrive toujours pas à spatialiser. J’entends toujours « des voix », c’est à dire que je n’arrive pas à localiser d’où vient le bruit ou la voix.Cela donne un effet »Jeanne d’Arc ».

Le grand plongeon dans la foule

J’ai testé d’autres situations.

  • Un self rempli d’ados : tant que le micro est coupé tout va bien.
  • Le shopping en période de fêtes dans un magasin noir de monde n’est pas une bonne idée. Le bruit, la foule, trouver ce que l’on cherche me fatigue et …me file le mal de mer. Il y a un truc marrant dans les magasins : quand je passe les portiques anti-vol mes appareils grésillent comme les programmes cryptés de Canal +. Dans certains, je fais même sonner les portiques !
  • Les longs trajets : Comme je peux couper le micro cela ne me change pas grand’chose excepté en musicalité.

Conclusion

La période d’essais est arrivée à sa fin. Il était temps de prendre une décision. Cela n’a pas été très compliqué de décider.

Les avantages sont bien supérieurs aux inconvénients. Alors certes j’entends toujours des « voix », j’ai le mal de mer et des vertiges quand il y a vraiment trop de bruits sur une longue période, il faut penser sans cesse à avoir des piles au cas où, qu’il faut se tartiner de l’huile d’amande douce tous les soirs mais les avantages sont là : en moins d’un mois, j’ai repris une vie sociale normale, téléphone compris.

Donc depuis le vendredi 20/12/2018, je suis officiellement propriétaire de Tic (micro) et Tac (appareil de droite).

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Bienvenue chez les entendants : épisode Marché de Noël

Aujourd’hui, j’ai voulu tester mes oreilles bioniques et leurs nouveaux réglages, quitte à braver les éléments. C’est la saison des marchés de Noël et il y en a un très chouette juste à côté de chez moi.
Il s’agit du marché de Noël d’un petit village se passant sur la place de l’église qui est en pente plutôt raide. Il est mignon, bien achalandé et bon enfant.Tous les ans, depuis que je suis arrivée dans la région, je vais y faire un tour.

J’ai donc testé le marché de Noël.

Cela commençait déjà mal. J’ai tourné un petit peu pour me garer. Je descends donc vers le marché de Noël. Juste avant de l’atteindre, j’entends la petite musique de fin de pile de l’appareil de droite…Mince, j’ai totalement oublié avant de partir de la changer.

Je ne l’ai pas fait hier car c’était une journée off/ repos du cerveau. Je décide de la changer avant de rentrer dans l’arène, histoire d’éviter de souffrir du brouhaha. Me voilà donc sur le trottoir en train de changer ma pile sans encombre.

Le contrôle visuel de sécurité de mon sac est juste pour la forme. Me voilà donc toute contente, malgré le vent froid et le temps gris, prête à déambuler dans les allées. Au début, tout va bien. Je descends tranquillement, je regarde quelques chalets. Il n’y a pas encore trop de monde. 

Mais cette joie de faire du lèche vitrine sera de courte durée. Les annonces au micro, la foule serrée et compacte gâchent le plaisir. Le fait que je descende l’allée n’arrange rien. J’ai le mal de mer. Ma vision tangue.

J’entends tout et rien. Il y a trop d’informations. Je n’entends plus rien réellement et je peine à lutter contre le vertige. Je n’ai qu’une envie sortir de la foule. 

Arrivée en bas de l’église, je trouve le chalet de notre libraire pro qui a un peu froid. Son stand un peu à l’écart a des faux airs d’oasis paisible. Jusqu’à ce que la fanfare se mette à jouer. Je me décide donc à remonter vers ma voiture. J’ai compatis un instant avec ces pauvres chiens au ras du sol, solidement attachés à leur laisse qui contrairement à moi, doivent subir tout se brouhaha et ne voir en plus que des paires de jambes…

Plus je monte vers le parking, plus la terre bouge….C’est quand même fou ça, je n’ai jamais eu le mal de mer sur un bateau, mais alors là sur la terre ferme, c’est affreux ! Juste au moment où je récupère ma belle auto, il tombe une énorme averse. Il était temps que je rentre !

Conclusion

J’ai testé mes oreilles au marché de Noël et …j’ai détesté ! Je n’ai pas pu profité du marché, des jolies créations des artisans, ni de l’ambiance. J’ai juste eu l’impression d’être dans une grosse machine à laver en mode essorage. Le côté positif est que cela ne m’a pas fatigué plus que ça…Donc le problème vient de mon défaut de spatialisation.

Je vais faire comme dans la chanson de Tryo


« j’me colle devant la télé soupe aux légumes bol de thé 
Et qu’on me foute la paix 
Si faut qu’on puisse à  ce point être mal le lendemain 
Dans son canap’, dans son canap’ on est bien

A quoi bon sortir se foutre la guerre » 

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Bienvenue chez les entendants : la 1e semaine

Cela fait maintenant une semaine que je suis équipée d’oreilles bioniques. Il est donc temps d’en faire un petit bilan.

Les premiers jours ont été rudes pour mon cerveau, mais finalement, il s’est plutôt bien adapté.

Les tests grandeur nature

J’ai toujours un peu de mal quand il y a du bruit. Selon l’audioprothésiste, il est normal que j’ai des vertiges dans ces cas-là. Trop d’information saturent mon cerveau qui hésite entre les traiter et me maintenir debout.

Mais les progrès faits en une semaine sont spectaculaires. J’y suis allée progressivement mais les résultats sont là :

  • Je peux de nouveau aller en salle des professeurs. Rester toute la récréation dépend du niveau sonore. Si il y a trop de bruits, je tangue et je finis par avoir des vertiges.
  • Le volume sonore de la radio et de la télévision est revenu à un niveau normal. Je retrouve la musique comme je l’aime.
  • Répondre au téléphone : Je redoutais ce moment, mais finalement ça va. On a juste l’impression que son interlocuteur parle dans un micro. On dirait un animateur de grand magasin….Je pense que couper le CROS sera peut être plus confortable.
  • J’ai été faire un saut au plus gros hypermarché du coin. Je n’ai quasiment pas souffert du bruit. Je peux de nouveau faire du shopping normalement.
  • J’ai testé le cinéma. Aucun souci de vertiges en vue.

Les nouveaux réglages

Pour pallier à mon souci de gestion du bruit quand il y a trop de monde, j’ai maintenant la possibilité d’éteindre le CROS (micro) en appuyant d’un coté ou de l’autre sur un petit bouton. Cela peut se faire discrètement en replaçant une mèche de cheveux par exemple.

Le programme automatique a été lui aussi modifié. Désormais, il filtre beaucoup plus les bruits parasites. Grâce à  une montée de 2 décibels sur les médium que j’entends pourtant bien, je gagne 25% en compréhension orale !

Les améliorations possibles 

Il me reste encore plein de choses à tester. Je n’ai toujours pas mis les pieds en ville, ni dans un endroit rempli par la foule. Il me reste des lieux comme la cantine, les restaurants, les concerts ou les grosses réunions à essayer.

La spatialisation est une catastrophe. Je n’arrive toujours pas à savoir d’où vient le son. J’ai l’impression de ressembler à ça :

Mercredi matin en salle des profs, j’entends clairement la voix d’une collègue mais pas moyen de la localiser dans la salle. Si j’osais, je tournerai sur moi-même pour la localiser genre tête chercheuse, mais cela risque de paraître bizarre pour les autres. 

Quand quelqu’un arrive à ma gauche, je m’en rends toujours compte après coup. Il y a un angle mort parait-il. Je pense que cela est du au délai de transmission du son de la gauche vers la droite. Le sans fil c’est bien, mais cela a quelques petits défauts. Cela en fait parti. C’est aussi pour cela que mes appareils ne sont pas compatibles Bluetooth.

J’ai gardé certains réflexes. La lecture labiale reste d’un grand soutien. cela me rassure. Je cherche toujours à savoir où me positionner quand je rentre dans une pièce. 

Tous ces changements m’épuisent. La fatigue diminue peu à peu…Peut être qu’une fois accoutumée, elle disparaîtra.

Blague du jour 

Hier soir, j’ai entendu un bip et une petite musique. Pensant que c’était ma sonnette extérieure (qui sonne bizarrement depuis que sa pile fatigue), je me précipite à la porte. Personne. Mon cerveau se dit que cela lui rappelle un truc mais quoi, mystère….Mais oui, bien sûr ! Il s’agit de l’alerte sonore de fin de piles ! Sauf que je n’ai aucune idée quel appareil m’envoie ce cri de détresse énergétique….

D’après la notice, j’ai entre 25 et 30 min d’autonomie restante. Il y aura 3 autres bips toujours impossible à localiser. Finalement c’était le CROS…le micro a fini par se couper….J’ai donc fait mon 1e changement de piles.

Ce matin, nouveau bip, par déduction, il a fallu changer les piles à droite ! 

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Bienvenue chez les entendants : épisode 3

Cela fait maintenant 4 jours que je suis dotée d’oreilles bioniques. Et heureusement que c’était le week-end car l’expérience est rude.

Test à domicile

Je m’habitue petit à petit à mes nouveaux amis. L’entretien n’est pas très compliqué, leur mise en place non plus.

Ils savent se faire oublier excepté une petite chose très inconfortable : Mais bon sang, qu’est ce que les embouts donnent une furieuse envie de se gratter le conduit auditif ! Cela me démange, c’est une horreur…Mon conduit auditif doit être tout irrité. Après quelques recherches sur internet, il paraîtrait que l’huile d’amande douce soulage et hydrate le conduit auditif sans danger pour les appareils. Pour vous aider une idée de la sensation, imaginez que vous avez une bestiole qui s’éclate à monter et descendre dans vos oreilles….

Je continue mes tests. Il est appréciable de ne plus avoir la télévision qui braille. Je me surprends même des fois à devoir baisser le volume. Il en va de même pour la radio. En voiture, le bruit de la fermeture automatique des portières me fait sursauter. Pour l’instant, je n’ai pas conduit en ville. Tant que je ne spatialise pas le son, je ne me sens pas d’affronter la circulation citadine ( ni sa foule d’ailleurs).

Test en extérieur

J’avoue, je suis impatiente de pouvoir vivre une vie d’entendante normale, de pouvoir aller dans un lieu public sans appréhension. Et bien ce n’est pas gagné ! Je n’ai pas voulu rester sagement à la maison. Mais je ne voulais pas affronter un grand magasin, sa musique d’ambiance et sa foule. J’ai donc été chez A****n où j’ai trouvé plein de bidouilles pour les loisirs créatifs et bouquiner chez C*****a. 

Rapidement et naturellement, je fuis les zones pleines de monde. Je me réfugie au coin lecture BD. J’ai quand même tenu une bonne heure. Le gros avantage de la lecture est que je rentre dans ma bulle très facilement et me protège ainsi facilement du bruit. En plus, j’ai lu des trucs très chouettes comme « Le loup en slip » (J’en ferai peut être la critique ici).

Dès qu’il y a trop de monde je ne comprends rien, je ne sais pas d’où vient le son. Et le pire est la nausée, le mal de mer qui me prend dans ces moments. Mon cerveau a du mal à choisir entre traiter toutes les nouvelles informations qui lui arrivent et me maintenir debout.

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J’entends effectivement quand les gens parlent à gauche, pas quand ils arrivent par la gauche. La faute, je pense au léger décalage du au transfert d’information du Cros à l’oreille droite. 

A la caisse des magasins j’ai toujours besoin de la lecture labiale pour communiquer sinon avec le brouhaha, je sus incapable de sélectionner les informations. Tout ça car je ne spatialise pas encore le son.

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Bilan du week-end

J’ai fait le choix de porter le plus possible les appareils pour m’y habituer,  compris chez moi. Cela me fatigue beaucoup. Mon cerveau mouline à mort y compris quand je dors. Je le sens bien car au réveil, je ne suis absolument pas reposée. Le corps va bien, il est reposé, ce veinard. mais mon pauvre cerveau non….J’avais songé aller au cinéma ce week-end. J’en avais très envie, j’ai hâte de tester le son du cinéma. Mais qui dit pluie, dit foule au ciné et cela faisait un peu trop pour un test. Et j’ai déjà du mal à récupérer alors si je force, je ne sais pas si je tiendrais la semaine.

Cela ne fait que 4 jours. 4 jours où j’avance à petits pas. Il me reste tant de choses à tester : cinéma, téléphone, shopping en ville, concert etc….La lenteur de l’acclimatation est frustrante mais nécessaire

Au fait, il paraît que comme mon chat s’appelle GPS et mon gps Bernard, il faudrait que je donne un petit nom à mes « oreilles bioniques ». Si vous avez des idées, n’hésitez pas en commentaire !

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L’ourson de mer

Aujourd’hui, nous avons accueilli les élèves de CM2 de l’école voisine. Alors que nous parlions animaux, voici la scène suivante :

J’ai conclu que je préfère un câlin de nounours à un câlin d’oursin !1